Défilé d'ambassadeurs à Pristina pour établir les relations diplomatiques

(afp) - Des diplomates de la Turquie, de la France et de la Grande-Bretagne ont formellement établi lundi soir à Pristina les relations diplomatiques avec le Kosovo proclamé indépendant dimanche, ont constaté des journalistes sur place.

Mustafa Sarnic, représentant d'Ankara, a été le premier à présenter des lettres d'accréditation au président kosovar Fatmir Sejdiu et au Premier ministre Hashim Thaçi, un jour après la proclamation unilatérale par la province du Kosovo de son indépendance de la Serbie.

Ont suivi le représentant de la Grande-Bretagne à Pristina, David Blunt, et son homologue française, Delphine Borione, lors de rencontres à huis clos, selon un correspondant de l'AFP.

"Je suis particulièrement heureuse et honorée d'être venue ce soir remettre la lettre du président (français) Nicolas Sarkozy au président Sejdiu. Cette lettre confirme que la France reconnaît le Kosovo comme Etat indépendant et souverain", a ensuite déclaré Mme Borione lors d'une conférence de presse.

"C'est une nouvelle étape des relations entre la France et le Kosovo et nous espérons développer les relations dans tous les domaines économiques, culturels, universitaires et bien sûr nous réaffirmons notre espoir et sommes convaincus que l'indépendance du Kosovo contribuera à la stabilité dans les Balkans et que le Kosovo établira de bonnes relations avec tous ses voisins y compris la Serbie", a poursuivi la diplomate.

M. Blunt a indiqué avoir remis à M. Sejdiu des lettres du Premier ministre britannique Gordon Brown et du ministre des Affaires étrangères David Milliband "qui confirment notre intention de reconnaître le Kosovo comme un Etat souverain indépendant".

"C'est vraiment un moment historique" et la Grande-Bretagne restera "fortement engagée" au Kosovo, a déclaré M. Blunt ajoutant que la Grande-Bretagne ferait de son bureau de liaison une ambassade.

Les Etats-Unis avaient auparavant reconnu formellement lundi l'indépendance du Kosovo. Au total une vingtaine de pays de l'Union européenne se sont déclarés prêts à le faire, mais d'autres Etats membres de l'UE ont répété qu'ils ne la reconnaîtraient pas, la jugeant illégale.

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