Des perquisitions ont visé des fonctionnaires européens ce mardi

Une trentaine de perquisitions ont été menées mardi dès 6 heures simultanément en Italie, en France, au Grand-Duché du Luxembourg et en Belgique dans le cadre d'une enquête relative à des faits présumés de corruption de fonctionnaires européens, a-t-on appris auprès parquet de Bruxelles.

(belga) Plus de 150 policiers ont participé à cette opération internationale menée par l'Office central pour la répression de la corruption (OCRC) de la police fédérale belge. De nombreux documents ont été découverts et emportés par les enquêteurs pour examen. Plusieurs personnes étaient entendues mardi matin. Les perquisitions ont été menées au siège de la Commission européenne, dans le bureau d'un assistant parlementaire au Parlement européen, chez des organismes bancaires, dans des sociétés commerciales et aux domiciles de personnes physiques.

Cette opération s'inscrit dans le cadre d'un dossier de la juge d'instruction bruxelloise Berta Bernardo-Mendez. L'enquête a débuté il y a trois ans et vise des faits présumés de corruption de fonctionnaires européens, d'infractions aux lois sur les marchés publics, d'association de malfaiteurs, d'organisation criminelle, de violation du secret professionnel et de faux et usage de faux. Elle s'intéresse aux conditions par lesquelles certains marchés publics européens ont été passés dans le cadre de la recherche d'immeubles destinés à abriter les délégations de la Communauté européenne en dehors de Bruxelles et dans le cadre de l'installation d'équipements de sécurité destinés à ces bâtiments.

L'enquête soupçonne l'implication dans des fraudes de fonctionnaires européens et des gérants de sociétés ayant remporté ces marchés. L'opération policière a été menée mardi matin en collaboration avec les carabiniers italiens, la Division nationale des investigations financières de la Direction centrale de la police judiciaire française et l'Office européen de Lutte Anti-Fraude (OLAF) de la Commission européenne.

La Federal Computer Crime Unit (FCCU) et l'Office central de lutte contre la délinquance économique et financière organisée (OCDEFO) de la police fédérale belge et la police judiciaire fédérale de Liège ont également participé à cette opération. Selon le parquet de Bruxelles, des privations de liberté pourraient être décidées par le magistrat instructeur.

Photo belga

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