Duel télévisé Sarkozy-Royal, point d'orgue d'une campagne acharnée

Retransmis en direct mercredi à partir de 20H30 (18H30 GMT) par les grandes chaînes de télévision, ce débat constitue sans doute pour Mme Royal la dernière chance d'inverser la tendance: tous les sondages la donnent battue lors du second tour le 6 mai contre M. Sarkozy, crédité de 52 à 53% des voix.

(afp) Le favori de droite Nicolas Sarkozy face à la socialiste Ségolène Royal qui croit encore en ses chances: les deux finalistes de la présidentielle française s'affrontent mercredi lors d'un duel télévisé, point d'orgue d'une campagne acharnée à quatre jours du verdict des électeurs.

Plus de 20 millions de personnes devraient suivre leur duel. Chaque protagoniste tentera de séduire en priorité les 6,8 millions d'électeurs ayant donné leur voix au 1er tour au centriste François Bayrou et qui peuvent encore faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre.

Pour M. Sarkozy, il s'agit de préserver son avance lors d'un choc frontal où devraient s'exprimer, selon lui, "deux choix de société". Une confrontation qu'il dit attendre avec impatience après avoir vivement reproché à Mme Royal et M. Bayrou de "confisquer le débat du second tour" en entamant un dialogue qui s'est concrétisé samedi dernier devant les caméras.

M. Sarkozy, 52 ans, s'est dit prêt à débattre avec Mme Royal "avec respect, et également fermement". Mais il s'est opposé à l'idée "assez machiste" selon laquelle "on ne débat pas avec une femme comme avec un homme".

Première femme en position d'accéder à la présidence en France, Mme Royal, 53 ans, a prédit elle aussi une "confrontation", en souhaitant que son rival évite de "se poser en victime".

"Il faut accepter de rendre des comptes sur son action politique sans crier tout de suite à l'agression", a-t-elle ajouté, donnant ainsi une indication de sa stratégie.

Alors que M. Sarkozy prône la "rupture" pour changer la France et tourner la page des douze années de présidence de Jacques Chirac, Mme Royal veut associer son adversaire de droite à la politique passée, sévèrement jugée par une majorité de Français, puisqu'il a été numéro deux du gouvernement.

Photo Belga

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