EON renoncerait à son OPA en échange de certains actifs d'Endesa

Le groupe énergétique allemand EON aurait passé lundi un accord avec les deux premiers actionnaires d'Endesa, Acciona et Enel, aux termes duquel il accepterait de retirer son OPA en échange de certains actifs, selon les médias espagnols.

(afp) Le journal El Mundo et la radio Cadena Ser évoquent des sources proches d'EON.

Les représentants d'EON en Espagne n'étaient pas immédiatement disponibles pour commenter, pas plus que les représentants d'Acciona.

Selon Cadena Ser, EON devait annoncer lundi dans la soirée à l'autorité des marchés financiers espagnols (CNMV) qu'il allait retirer son offre publique.

L'OPA de 42,3 milliards d'euros du groupe allemand court théoriquement jusqu'au 3 avril, mais elle n'a pratiquement aucune chance de l'emporter étant donné que les deux premiers actionnaires d'Endesa, l'électricien italien Enel et le groupe espagnol de BTP Acciona, contrôlent à eux deux 46% du capital.

Selon Cadena Ser, aux termes de l'accord, EON mettrait la main sur des actifs en Espagne, en France et en Italie.

En Espagne, le groupe allemand prendrait le contrôle de l'opérateur Viesgo, actuellement filiale d'Enel.

EON avait annoncé son projet d'OPA en février 2006 et avait subi un véritable chemin de croix, subissant notamment la farouche opposition du gouvernement espagnol, avant de voir surgir dans le capital d'Endesa, Acciona et Enel qui allaient plus tard s'allier pour torpiller son projet.

L'OPA d'EON est la plus grosse OPA énergétique jamais lancée, à 40 euros par action, et le binôme Acciona/Enel a promis de lancer une OPA à "au moins 41 euros".

Le feuilleton Endesa avait commencé en septembre 2005 avec le projet d'OPA de l'espagnol Gas Natural, soutenu par le gouvernement. EON était ensuite intervenu dans le rôle du chevalier blanc à la rescousse d'Endesa, hostile au projet de Gas Natural.

Photo Belga

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