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Gaza : 30.000 personnes au moins ont manifesté à Bruxelles

©AFP

Selon un porte-parole de la police, 30.000 personnes, soit beaucoup plus que les 15.000 à 20.000 attendues, ont défilé dans le centre-ville pour demander une réaction ferme de l'Union européenne face aux "massacres" israéliens à Gaza. La police a du procéder à une dizaine d'interpellations.

(afp) - Quelque 30.000 personnes selon la police, 80.000 selon les organisateurs, ont défilé dans le calme dimanche à Bruxelles pour demander une réaction ferme de l'Union européenne face aux "massacres" israéliens à Gaza, des incidents n'étant intervenus qu'après la manifestation.

Selon un porte-parole de la police interrogé par l'AFP, 30.000 personnes soit beaucoup plus que les 15.000 à 20.000 attendues, ont défilé dans le centre-ville à l'appel de dizaines de partis, syndicats et associations qui avaient donné pour mot d'ordre: "Stop aux massacres à Gaza! Le silence tue!".

En tête du cortège, une centaine d'enfants portant des poupées ensanglantées coiffées du keffieh ont marché devant des drapeaux palestiniens.

"Nous sommes tous Palestiniens", "Gaza, la nouvelle Shoah", pouvait-on lire parmi les slogans sur les pancartes, ou encore "Israël assassins!", et "Union européenne: votre silence est complice".

Les organisateurs du rassemblement, un des plus importants de la journée en Europe, entendaient tout particulièrement dénoncer la décision il y a un mois de l'Union européenne d'intensifier ses relations avec l'Etat juif avec un premier sommet UE-Israël qui pourrait avoir lieu dans les prochains mois.

"Nous voulons la suspension de cet accord" de coopération renforcée, a indiqué à l'AFP le porte-parole des organisateurs de la manifestation, Pierre Galand, estimant que le rehaussement des relations UE-Israël avait été décidé "sous la pression de la France" qui présidait le bloc des 27 au deuxième semestre 2009.

Outre les associations et syndicats, trois grands partis politiques francophones de Belgique, les socialistes, les centristes et les écologistes, ont soutenu la manifestation de Bruxelles, où vit une importante communauté arabe et musulmane.

Une dizaine d'interpellations


Malgré les appels au calme, des groupes de jeunes casseurs s'en sont à ce moment pris à un abribus devant la gare du Nord de Bruxelles, ont brisé les vitres de plusieurs voitures et retourné un véhicule sur la chaussée.

Ce qui a amené la police, jusque là discrète, à déployer un canon à eau et des hommes en tenue anti-émeute


Un élu régional du Parlement wallon, Richard Miller, du Mouvement réformateur (MR, libéral), qui venait de participer à la manifestation, a été légèrement blessé à la tête par un jet de pavé lors de ces incidents.

"J'ai été touché à la tête par un pavé. J'étais sonné et je me suis retrouvé ensanglanté", a-t-il précisé alors qu'il attendait, dans un véhicule de la police, l'arrivée d'une ambulance pour être évacué.

Une première fois dispersés, la centaine de perturbateurs, pour la plupart des adolescents, se sont regroupés un peu plus loin, brisant de nouvelles vitrines sur une artère du centre-ville, le boulevard Baudouin.

La police a procédé alors à une dizaine d'interpellations après avoir chargé à cheval pour disperser les casseurs.

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