Grèce: la Commission et Eurostat sur le gril

Le commissaire européen Olli Rehn

Les eurodéputés n’y seront pas allés par le dos de la cuillère. Hier, la commission des affaires économiques et monétaires entendait le commissaire Olli Rehn et le directeur général de l’agence statistique européenne, Eurostat.

Bruxelles (L'Echo) - Le sujet du jour concernait les leçons à tirer de la crise grecque. Mais très vite, plusieurs eurodéputés ont dénoncé le manque de discernement des deux institutions sur la Grèce depuis son entrée dans la zone euro il y a neuf ans.

Olli Rehn a indiqué qu’il comptait réformer le pacte de stabilité européen pour lui redonner un caractère plus contraignant.

Le commissaire européen propose notamment que les sanctions aient un caractère plus automatique.

De son côté, le directeur général d’Eurostat a indiqué que son institution n’avait pas le pouvoir à l’époque de fouiller correctement dans les comptes du gouvernement grec. Walter Radermacher s’est félicité du renforcement actuellement en discussion, qui doterait l’office européen de véritables moyens d’investigation. La crise grecque a mis au grand jour des opérations sur devise douteuses, qui ont permis à Athènes de camoufler l’ampleur de sa dette avec la complicité de la banque d’investissement Goldman Sachs. Depuis, l’institution européenne a encadré ces activités.

Radermacher a ainsi indiqué que plusieurs pays, dont la Belgique, utilisaient régulièrement ce type d’opération. Contactée par L’Echo, l’agence de la dette belge a indiqué qu’elle travaillait en parfait accord avec Eurostat. Elle espère d’ailleurs gagner près de 400 millions d’euros cette années sur ces opérations, a-t-elle indiqué.

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