Guerre en Irak: Blair se justifie

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Pour l'ex-Premier ministre britannique, c'est le non respect par l'Irak des résolutions de l'ONU qui a justifié le déclenchement de la guerre en 2003. Selon lui, les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont modifié sa perception du problème irakien.

(AFP) - L'ex-Premier ministre britannique Tony Blair a affirmé vendredi que seul le non respect par l'Irak des résolutions de l'ONU avait justifié à ses yeux le déclenchement de la guerre en 2003, atténuant ainsi des propos tenus récemment dans un entretien à la BBC.

Dans une interview diffusée en décembre par la BBC, M. Blair avait suggéré que le renversement du président irakien Saddam Hussein aurait été justifié même s'il avait été avéré que l'Irak ne disposait pas d'armes de destruction massive (ADM).

"Même avec toute mon expérience des interviews, cela montre que j'ai encore des choses à apprendre", a déclaré M. Blair, en témoignant devant la commission d'enquête sur la participation de la Grande-Bretagne à la guerre en Irak.

"Je n'ai pas utilisé le mot +changement de régime+ dans cet interview et je n'avais aucunement l'intention de changer la base"


"De toute évidence, tout ce que je disais, c'est que vous ne pouvez pas décrire la nature de la menace de la même manière si nous avions su à l'époque ce que nous savons maintenant", à savoir qu'aucune ADM n'a jamais été retrouvée en Irak, a-t-il expliqué.

Cette interview ne présentait "aucunement un changement de position", a-t-il affirmé. "La position était que c'était l'approche des résolutions de l'ONU concernant les ADM", non respectées par Saddam Hussein, qui a servi à légitimer la guerre. "C'était l'argument", a-t-il insisté. "Ca l'était alors et ça le reste."

Dans cet entretien à la BBC1, M. Blair s'était vu demander s'il aurait engagé son pays dans la guerre même si Saddam n'avait pas disposé d'ADM. Il avait répondu: "J'aurais continué à penser qu'il était juste de le renverser. Evidemment, nous aurions employé et développé des (AFP) arguments différents quant à la nature de la menace".

En s'exprimant vendredi devant la commission, l'ancien Premier ministre a décrit comment les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis avaient modifié sa perception du problème irakien. Après le 11 septembre, le régime de Saddam "n'en avait objectivement pas fait plus mais c'est notre perception du risque qui avait changé", a-t-il déclaré.

"Je n'aurais pas fait l'Irak si je n'avais pas pensé que c'était juste", a-t-il plaidé.

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