Irak: Maliki domine chez les chiites, Allawi chez les sunnites

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Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki domine dans les régions chiites et son rival Iyad Allawi chez les sunnites à l'issue des élections législatives de dimanche.

(AFP - Reuters) - Selon des résultats obtenus lundi par l'AFP auprès des responsables locaux, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki domine dans les régions chiites et son rival Iyad Allawi chez les sunnites à l'issue des élections législatives de dimanche. Les résultats de Bagdad (68 sièges), qui ne sont pas encore connus, devraient désigner le vainqueur.
La Haute Commission électorale doit fournir des résultats partiels jeudi, les résultats définitifs le 18 et les résultats officiels après l'examen des plaintes seront annoncés à la fin du mois.

L'Alliance de l'Etat de droit du chef de gouvernement arrive en tête dans les neufs provinces chiites du sud alors que le Bloc Irakien d'Iyad Allawi est largement en tête dans les quatre provinces majoritairement sunnites (Anbar, Salahedinne, Ninive et et Diyala).
La liste de l'ancien Premier ministre arrive en seconde position dans trois gouvernorats chiites (Mouthanna, Babylone et Bassora) mais est dévancé dans six autres provinces chiites par l'Alliance Nationale Irakienne (ANI), qui regroupe le Conseil supérieur islamique d'Irak (CSII d'Ammar al-Hakim) et les partisans du chef radical Moqtada Sadr.
Il y a 119 sièges à pourvoir dans les neuf provinces chiites contre 70 dans les régions à majorité sunnite.


Chez les sunnites, l'Alliance de l'Etat de droit arrive en seconde position à Diyala et est largement distancée dans les trois autres gouvernorats.
Dans la province de Kirkouk (12 sièges), que se disputent kurdes et arabes, l'Alliance Kurde, formée des deux grands partis traditionnels, arrive en tête suivie du Bloc irakien, puis de la coalition de Nouri al-Maliki et l'ANI. Les résultats de Bagdad (68 sièges), qui ne sont pas encore connus, devraient désigner le vainqueur.
Par ailleurs, 41 sièges sont à répartir dans les trois provinces kurdes et 15 "sièges compensatoires" sont distribués notamment aux minorités religieuses.
Il s'agit d'un système proportionnel avec 18 circonscriptions qui correspondent aux 18 provinces et aucune liste ne peut obtenir la majorité absolue lui permettant de gouverner seule ce qui oblige à des alliances. Les tractations risquent de prendre plusieurs mois.

Des millions d'Irakiens ont bravé dimanche obus et bombes qui ont fait 38 morts lors d'un scrutin législatif crucial qualifié de "plutôt transparent" par l'ONU et salué par la communauté internationale.
Selon les premières estimations obtenues par l'AFP auprès de responsables locaux, les régions sunnites qui avaient boycotté le scrutin en 2005 ont voté davantage que les provinces chiites. Le taux de participation important est un camouflet pour Al-Qaïda qui avait menacé de mort quiconque participerait à ces élections, les deuxièmes depuis le renversement de Saddam Hussein. Al-Qaïda n'a pas réussi à intimider les régions sunnites, malgré les attentats, contrairement à 2005 où par exemple moins d'1% des électeurs avait voté à Al-Anbar.

Barack Obama a félicité dimanche les Irakiens qui ont bravé le danger pour aller désigner leurs députés, et estimé que ce scrutin marquait une "étape importante" dans l'histoire de leur pays.
Il en a profité pour réitérer l'objectif d'un retrait complet des troupes américaines d'Irak d'ici la fin 2011.
"Nous allons persévérer sur la voie d'un retrait responsable des forces américaines d'Irak", a continué Obama, en réaffirmant que la mission de combat des Etats-Unis dans ce pays s'achèverait à la fin août cette année.

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