Kinshasa: "la sécurité des Belges n'est pas menacée" (Verhofstadt)

Le Premier ministre Guy Verhofstadt a assuré vendredi que la sécurité des ressortissants belges à Kinshasa n'était pas menacée, tout en lançant un appel à la fin immédiate des violences.

(belga) "La sécurité de nos concitoyens à Kinshasa n'est pas menacée, mais il leur est néanmoins conseillé de rester à la maison et de ne pas se déplacer jusqu'à ce que la situation soit totalement revenue au calme" dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a ajouté le chef du gouvernement à l'issue d'une réunion du comité ministériel restreint consacrée à la situation en RDC. Quelque 1.250 ressortissants belges se trouvent à Kinshasa, dans la zone proche des affrontements, qui avaient tendance à aller en s'amenuisant vendredi en début d'après-midi, selon plusieurs sources sur place. Le gouvernement belge a également appelé à un arrêt immédiat des combats et espère que la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) pourra contribuer au maintien de l'ordre. "Nous demandons aux responsables politiques congolais de trouver une solution durable à ce conflit" qui a débuté jeudi par des affrontements entre l'armée congolaise et les militaires commis à la garde de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, a ajouté M. Verhofstadt.

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Karel De Gucht et André Flahaut, ont été chargés de "suivre en permanence" la situation à Kinshasa et de "faire régulièrement rapport" à l'ensemble du gouvernement. Le comité ministériel restreint ("kern") procèdera à une nouvelle évaluation vendredi à 16h00, a conclu le Premier ministre.

Selon M. Verhofstadt, le gouvernement belge a aussi eu un "contact direct" avec le gouvernement congolais et avec le représentant du secrétaire général de l'ONU en RDC, le diplomate américain William Lacy Swing, qui a "confirmé que la MONUC allait ravitailler l'école belge" de Kinshasa, où 350 élèves et professeurs sont bloqués depuis jeudi par le début des affrontements. Selon des responsables de cette école, l'établissement disposait de rations et d'eau pour 24 à 36 heures.

Des militaires belges normalement commis à la protection des locaux et du personnel diplomatiques, les Détachements d'Agents de sécurité (DAS), ont passé la nuit à l'école belge, le Lycée Prince de Liège.

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