L'Union européeenne presse Israël de lever le blocus du Liban

Le commissaire européen pour l'Aide humanitaire, Louis Michel, a pressé Israël jeudi de lever son blocus du Liban imposé depuis un mois dans le cadre de sa campagne contre le Hezbollah.

"Nous demandons fortement de lever ce blocus qui a des effets désastreux sur le peuple libanais (...) La levée de ce blocus est une question essentielle pour nous", a affirmé M. Michel aux journalistes à l'issue d'une rencontre à Tel-Aviv avec le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz.

"Si ce blocus est maintenu, il aura des conséquences humanitaires et politiques (...) Allons-nous permettre au Hezbollah d'avoir le monopole de l'assistance humanitaire au Liban sud?", s'est-il interrogé.

L'Etat hébreu a imposé un blocus naval, aérien et terrestre au Liban, immédiatement après le déclenchement le 12 juillet de son offensive contre le Hezbollah. Il avait expliqué qu'il entendait ainsi empêcher des ravitaillements en armes en provenance de l'étranger au profit de la formation chiite libanaise.

Après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 14 août en vertu de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé vouloir verser immédiatement des indemnités à quelque 15.000 familles dont les maisons ont été détruites par les bombardements israéliens en un mois de conflit.

Le Hezbollah jouit depuis des années d'une grande popularité auprès de la population chiite, généralement pauvre, du Liban sud, à la fois parce qu'il a animé d'importants programmes sociaux et parce qu'il est apparu comme le fer de lance de la résistance à l'occupation israélienne.

Israël a unilatéralement quitté le Liban sud en mai 2000, après 18 ans d'occupation.

Selon les estimations de M. Michel, M. Peretz est "très favorable" à la levée du blocus.

"J'ai été très impressionné par son ouverture d'esprit et sa volonté de nous aider et de favoriser l'assistance humanitaire", a affirmé M. Michel.

Il a cependant souligné que le ministre israélien de la Défense s'inquiète toujours d'éventuels transferts d'armes vers le Liban.

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