La crise de la dette grecque a peu de chances de se propager, selon le FMI

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Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, minimise le risque d'un défaut au sein de la zone euro parmi les pays endettés comme le Portugal, l'Espagne ou l'Irlande. Les grèves sporadiques se poursuivent.

(afp/reuters) - Il est peu probable que la crise de la dette grecque se propage à d'autres pays de la zone euro connaissant également des déficits publics élevés, a estimé lundi le directeur général du Fonds monétaire international (FMI).
Dans une interview accordée à Reuters à Nairobi, au Kenya, Dominique Strauss-Kahn a minimisé le risque d'un défaut au sein de la zone euro parmi les pays endettés comme le Portugal, l'Espagne ou l'Irlande.
"Vous pouvez énumérer tous les pays de la zone euro pour tenter de faire peur aux gens sur tout mais je ne pense pas que cela va se produire", a-t-il dit.
"Nous avons un problème avec la Grèce. Nous n'avons pas encore de problème avec l'Espagne pour le moment", a-t-il ajouté. "La zone euro doit gérer le problème grec. Ils sont en train de le faire. Personne ne sait ce qui va arriver demain matin mais il n'y a aucune raison qu'une propagation au Portugal ou à l'Espagne se produise".


Le directeur général du FMI, qui effectue une tournée au Kenya, en Afrique du Sud et en Zambie pour voir comment le continent africain se remet de la crise, a exprimé sa confiance dans la capacité des Européens à gérer l'épineux dossier grec.
Le Premier ministre grec George Papandréou a déclaré la semaine dernière que la Grèce pourrait faire appel au FMI pour faire face à ses échéances en matière de dette en avril si l'Union européenne refusait de débloquer des fonds.
Dominique Strauss-Kahn a toutefois estimé qu'une aide du FMI ne serait pas nécessaire au-delà de l'assistance technique qui a déjà été proposée à Athènes.
"La zone euro veut gérer le problème elle-même et je peux le comprendre", a-t-il dit. "Je pense qu'ils peuvent le faire. J'espère qu'ils seront en mesure de le faire et nous sommes seulement là pour aider".
"S'il faut aller plus loin, nous serons prêts à le faire mais pour le moment, je pense que les Européens seront capables de gérer le problème"
, a-t-il poursuivi. 

En Grèce, les agents du fisc et les éboueurs sont en grève lundi pour protester contre les mesures d'austérité draconiennes votées vendredi dernier par la majorité socialiste au pouvoir.
Plusieurs autres corporations se préparaient également à des arrêts de travail avant la grève nationale de jeudi décidée par les grandes centrales syndicales, la Confédération générale des travailleurs grecs (GSSE, un million de membres) et la Fédération de la fonction publique Adedy (300.000 adhérents) qui protestent contre le plan de rigueur.
Les quelque 15.000 agents du fisc en grève pour 48 heures avaient déjà observé une grève au début février après l'annonce d'un premier train de mesures d'austérité.

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