La Grèce réaffirme chercher hors d'Europe des acheteurs pour ses obligations

©Flip Franssen/Hollandse Hoogte

Sur la sellette, Athènes essaie d'élargir au delà de l'Europe le cercle des investisseurs institutionnels intéressés par ses obligations, pour financer son imposante dette.

(AFP) - La Grèce essaie d'élargir au delà de l'Europe le cercle des investisseurs institutionnels intéressés par ses obligations, pour financer sa dette, a réaffirmé le secrétaire d'Etat aux Finances, Philippos Sahinidis, dans un entretien à la télévision grecque Alter.
"Il y a beaucoup d'investisseurs institutionnels hors de l'Union européenne qui pourraient placer leur argent sur des obligations grecques, et nous voulons les informer", a affirmé le secrétaire d'Etat selon le texte de l'entretien publié dans la nuit par son ministère.
"Traditionnellement, ce sont surtout des investisseurs de l'UE, ou ceux représentés sur la place de Londres, qui achètent des obligations grecques. Nous, nous prenons l'initiative de nous adresser à d'autres investisseurs institutionnels", a ajouté M. Sahinidis.
Mais il a mis en garde contre toute confusion entre cette option, à laquelle le gouvernement grec avait annoncé vouloir recourir dès décembre, et une prétendue négociation entre Athènes et Pékin en vue d'une vente de la dette grecque à l'Etat chinois.


Le ministère grec des Finances avait "catégoriquement" démenti mercredi des informations du Financial Times indiquant qu'Athènes avait sollicité Pékin en ce sens. La banque américaine Goldman Sachs, citée par le quotidien comme l'intermédiaire pour une telle transaction, avait également nié toute implication.
"Une telle négociation n'a jamais eu lieu, et elle n'est ni discutée ni envisagée", a réitéré M. Sahinidis.
Désavouée par les marchés et mise sous pression par ses partenaires pour avoir laissé déraper ses finances publiques, la Grèce doit mener en 2010 un programme d'emprunt de quelque 54 milliards d'euros.
L'ouverture du pays aux marchés américains et asiatiques doit être inaugurée "prochainement" par une émission obligataire en dollars, entre 1 et 1,5 milliard de dollars, avait indiqué la semaine dernière à l'AFP le directeur de l'Organisme de la gestion publique, Spyros Papanicolaou.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés