La Grèce sous surveillance étroite de l'UE

Le Premier ministre grec Georges Papandréou ©AFP

La Commission européenne a approuvé mercredi le plan d'économies de la Grèce mais va mettre le pays sous une surveillance étroite et d'une ampleur inédite afin de s'assurer qu'elle prendra les mesures qui s'imposent pour résoudre sa crise budgétaire.

Bruxelles (L'Echo-AFP) - La Commission européenne a approuvé ce mercredi le plan d'économies budgétaires de la Grèce, tout en décidant de la placer sous surveillance. L'exécutif européen a adopté une série de recommandations visant à assurer que la Grèce ramène son déficit budgétaire en deçà de 3% de son PIB d'ici 2012.

"C'est la première fois que nous établissons un système de surveillance si intense et quasiment permanent", a déclaré le commissaire aux Affaires économiques, Joaquin Almunia

La Grèce devra soumettre un premier rapport sur la mise en place de son plan pour le 16 mars.

Le Premier ministre grec Georges Papandréou a dévoilé des mesures d'austérité supplémentaires pour assainir les finances publiques, dont le gel total des salaires des fonctionnaires ou un relèvement de l'âge légal du départ à la retraite. Mais la Commission "demande à la Grèce d'expliquer les mesures fiscales annoncées et le calendrier de leur mise en place dans les semaines à venir" et "de détailler davantage les mesures qui devront être mises en place en 2011 et 2012".

La Commission a également introduit une procédure d'infraction contre la Grèce pour avoir transmis des statistiques peu fiables. Dans le cadre de cette procédure, Bruxelles demande au gouvernement grec de "prendre toutes les mesures nécessaires" pour s'assurer que les faiblesses du système statistique grec soient "corrigées".

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