La Maison Blanche se défend de rechercher une escalade avec l'Iran

Bruxelles (afp) La Maison Blanche s'est défendue mercredi de rechercher une escalade avec l'Iran, en dépit des manoeuvres auxquelles participent deux porte-avions américains dans le Golfe.

Elle a aussi redit son soutien au Premier ministre britannique Tony Blair dans ses efforts pour obtenir des Iraniens la libération de 15 marins britanniques capturés.

"Ces exercices militaires étaient prévus de longue date et il n'y a aucune escalade des tensions de notre part", a déclaré une porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.

"Maintenant, nous sommes au côté de nos alliés britanniques et derrière Tony Blair dans ses efforts pour récupérer ces 15 soldats auprès des Iraniens", a-t-elle dit devant la presse.

La conjonction de la crise provoquée par la capture de 15 soldats britanniques et d'exercices militaires américains dans le Golfe a ravivé l'inquiétude que des tensions déjà vives ne dégénèrent en actions militaires contre l'Iran.

Deux porte-avions américains, le Dwight D. Eisenhower et le John C. Stennis, viennent de commencer avec plusieurs autres bâtiments de guerre leurs premières manoeuvres conjointes dans le Golfe depuis 2003, l'année de l'invasion de l'Irak.

Les cours du pétrole évoluaient mercredi à New York à leur plus haut niveau depuis plus de six mois, après des rumeurs d'attaque iranienne contre la flotte américaine, démenties par l'administration Bush.

Le pétrole qui passe par le détroit d'Ormuz représente environ 40% du pétrole mis sur le marché mondial.

L'annonce par le président George W. Bush en janvier de l'envoi d'un deuxième porte-avions dans les eaux stratégiques du Golfe est considéré comme une démonstration de force à l'attention de l'Iran.

La crispation entre les Etats-Unis et la République islamique a augmenté au cours des derniers mois. L'Iran persiste à refuser de suspendre ses activités nucléaires les plus sensibles, suspectes pour les Etats-Unis de dissimuler un plan pour se doter de la bombe atomique.

Les Etats-Unis accusent aussi l'Iran d'armer et de financer les extrémistes chiites en Irak, auxquels il fournirait des engins explosifs perfectionnés qui font des ravages dans les rangs américains.

Dans le même temps, Américains et Iraniens, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, ont eu des contacts directs en mars au cours d'une conférence à Bagdad sur la sécurité en Irak et pourraient en avoir à un niveau supérieur lors d'une autre conférence prévue en avril.

Les Etats-Unis sont restés réservés, au moins dans leur discours, sur la crise des soldats britanniques.

"L'issue que nous voulons, c'est la libération des marins britanniques, et une libération sans condition", a dit un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey. "Nous voulons voir ceci résolu. Nous voulons voir ceci résolu de manière pacifique", a-t-il dit.

Il a indiqué que les Etats-Unis étaient en contact avec la Grande-Bretagne et entendaient "faire tout ce que nous pouvons pour les aider".

Mais il a dit qu'il n'avait jamais été question de la part de personne d'un échange entre les soldats britanniques et des Iraniens détenus en Irak.

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