La RDC dément avoir vendu de l'uranium à l'Iran

Les autorités de République démocratique du Congo (RDC) ont démenti avoir vendu de l'uranium à l'Iran, à la suite d'informations de la presse britannique faisant état d'une interception en Tanzanie d'uranium congolais destiné à l'Iran.

(afp-belga) "La mine d'uranium de Shinkolobwe (sud-est de la RDC) a été officiellement fermée depuis 1960 à cause du coût élevé de son exploitation. Aujourd'hui, la RDC n'a pas la capacité de traiter l'uranium et ne l'a jamais vendu à l'Iran", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement congolais et ministre de l'Information, Henri Mova Sakanyi, à l'AFP.

La mine de Shinkolobwe est l'unique mine d'uranium de la RDC, pays d'Afrique centrale qui sort de près de cinq années de guerre (1998-2003). C'est elle qui a fourni une bonne partie de l'uranium utilisé pour les bombes atomiques que les Etats-Unis ont larguées en août 1945 sur la ville japonaise d'Hiroshima, pour hâter la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Selon le quotidien britannique 'Sunday Times' paru dimanche qui citait un responsable des douanes tanzaniennes, les autorités de Dar-es-Salaam ont intercepté le 22 octobre 2005 un chargement contenant de l'uranium 238, à destination du port iranien de Bandar Abbas.

Le 'Sunday Times' a aussi fait état d'un rapport d'une commission des Nations Unies, qui devrait être soumis bientôt au Conseil de sécurité, établissant qu'une grosse cargaison d'uranium 238 saisie en Tanzanie provenait de RDC.

Selon les sources douanières du journal, l'uranium était caché dans une cargaison de coltan, un minerai rare, destiné au Kazakhstan après avoir transité par l'Iran.

M. Mova a répondu qu'"on veut impliquer la RDC dans la logique du combat mené contre l'Iran accusé d'enrichissement de l'uranium pour son programme nucléaire".

Il a enfin affirmé que son pays entretenait une "étroite" coopération avec l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), dont une dizaine de spécialistes ont effectué en 2004 une mission d'évaluation de la mine de Shinkolobwe.

Malgré la fermeture officielle de cette mine, des milliers de travailleurs clandestins continuent à y creuser chaque jour avec des pelles et des pioches, sans prendre de précautions pour leur santé.

De son côté, l'Iran a aussi démenti avoir importé de l'uranium de RDC

Foto: Belga

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