'La taxe US sur les banques sera votée'

©Kristof Van Accom

L’ambassadeur des Etats-Unis en Belgique, Howard Gutman, estime qu'en un an, l'administration Obama a fait avancer de nombreux dossiers. Il s’est ainsi voulu rassurant quant au vote prochain par le Congrès américain de la taxe sur les banques.

(L'Echo) - Invité par nos confrères du «Tijd» pour un live-chat hier à l'occasion de la première année de présidence de Barack Obama, l’ambassadeur des Etats-Unis en Belgique, Howard Gutman s’est montré très prévenant envers son pays d’accueil. «Je n’ai jamais rencontré des gens plus aimables et attentionnés que les Belges. Ils parlent moins que d’autres et surtout moins fort, mais ils sont souvent plus crédibles», a-t-il lancé d’emblée.

Il estime que beaucoup de pas importants ont été accomplis depuis un an dans bien des domaines, qu’il s’agisse du climat, du désarmement nucléaire, des relations avec les musulmans ou encore de la réforme des soins de santé aux Etats-Unis.
Howard Gutman ne considère pas Copenhague comme un échec. «Des progrès gigantesques ont été accomplis par tous les pays. D’autre part, il faut veiller à ne pas faire du climat une arme politique.»

Il estime par ailleurs que la solution pour stabiliser l’Afghanistan n’est pas militaire, mais qu’il faut d’abord reconstruire une société civile. «Une tâche pour laquelle la Belgique a un rôle important à jouer», selon lui.

Quant aux chances de la taxe sur les banques de passer le cap du vote au Congrès, Gutman se veut rassurant: «La taxe sera votée.» Il pense du reste que la reprise de l’économie américaine va se poursuivre et que l'emploi devrait progresser aux deuxième et troisième trimestres. «Le principal danger qui nous guette, ce n’est pas de retomber dans la crise, mais d’oublier qu’une crise a bien eu lieu», prévient-il.

A propos de l’avenir d’Opel Anvers, l’ambassadeur a tenu à rappeler que «le gouvernement américain n’a aucune prise sur les décisions prises par GM». «Il y a souvent une perception erronée sur ce point.» Le principal problème pour l’attractivité de la Belgique, selon lui, ce sont les charges élevées sur le travail, selon l’ambassadeur, un problème en partie compensé par le multilinguisme de la main d’œuvre.

J.-P. B.

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