Le conflit s'envenime chez Deutsche Telekom

Le géant des télécommunications Deutsche Telekom a proposé mardi de baisser de 12% en trente mois les salaires de 50.000 salariés, en échange d'une garantie d'emploi jusqu'à fin 2010, mais cette proposition a été rejetée catégoriquement par le syndicat des services Verdi.

(afp) Un accord sur cette base est exclu, a assuré mardi le négociateur du syndicat dans ce dossier, Lothar Schröder, alors que la mobilisation des salariés se poursuivait.Mardi, 12.000 employés de Deutsche Telekom devaient débrayer dans toute l'Allemagne selon Verdi, soit autant que lundi. Les grèves d'avertissement avaient débuté la semaine dernière.M. Schröder a par ailleurs laissé planer la menace d'une grève générale dans l'entreprise.

Les 50.000 emplois concernés doivent être externalisés de la maison mère dans une nouvelle structure dénommée pour l'instant T-Service, et regroupant tous les services aux clients (maintenance, call center).En cas d'échec des négociations, Deutsche Telekom pourrait vendre une partie de ces activités, a averti son responsable du personnel au directoire, Karl-Gerhard Eick. Deutsche Telekom veut arriver à une solution dans cette affaire d'ici la fin du mois, pour que l'externalisation soit effective au 1er juillet, a-t-il poursuivi. "Une grève ne rend service à personne, elle porte seulement atteinte à la clientèle et à l'image" du groupe, a-t-il avancé.

Deutsche Telekom compte économiser 900 millions d'euros grâce à cette opération.

Le groupe, confronté à des pertes massives de clientèle surtout dans la téléphonie fixe, envisage par ailleurs de baisser les salaires à l'embauche dans ses activités de services, a fait savoir le groupe.Le syndicat Verdi a assuré mardi que les différentes mesures d'économie envisagées par Deutsche Telekom pourraient se traduire en réalité par des baisses de salaires pouvant atteindre 40%.La direction et Verdi s'étaient séparés lundi soir sans parvenir à un accord, mais avaient fait état d'un rapprochement de leurs positions qui n'aura donc été que de courte durée. Aucune date n'a été fixée pour la reprise des discussions.

Deutsche Telekom a d'ores et déjà fait connaître son intention de passer en force en cas d'échec des négociations pour créer dans tous les cas de figure au 1er juillet trois nouvelles sociétés regroupées sous l'enseigne T-Service.Un porte-parole du groupe toutefois assuré que "le but est de reprendre bientôt les négociations pour trouver un compromis dans l'intérêt des salariés."

Photo Belga

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