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Le FMI aurait accéléré la crise en Europe de l'Est

©REUTERS

Selon un responsable tchèque, le FMI aurait accéléré la crise en Europe de l'est en interprétant érronnément les chiffres à dessein. "En mal de clients", le fonds voulait conduire la région en situation de nécessité de sauvetage, selon ce responsable. Le FMI s'est défendu de ces accusations, qu'il estime "en décalage avec les faits".

(AFP) - Le Fonds monétaire international a défendu dimanche son rôle en Europe de l'Est, répondant à des critiques d'un dirigeant de la banque centrale tchèque selon lequel l'institution a "accéléré la crise".

Ces critiques "sont en décalage avec les faits, tout en défiant à la fois le bon sens et le jugement de la communauté internationale", écrit le directeur adjoint des relations extérieures du FMI, Gerry Rice, dans une lettre au quotidien autrichien Der Standard.

Dans un entretien avec ce quotidien publié vendredi, le vice-gouverneur de la Banque nationale tchèque, Mojmir Hampl, avait déploré "l'interprétation erronée" de la crise par le FMI, et "une tentative réfléchie de conduire toute une région en situation de nécessité de sauvetage" par un Fonds "en mal de clients".

"Le FMI a contribué à enrayer la crise et ensuite à renverser la situation, en agissant rapidement et avec détermination", a poursuivi M. Rice.

Il a également estimé que le FMI avait fait le bon diagnostic dès 2006 en désignant les économies d'Europe de l'Est comme "vulnérables face à des perturbations sur les marchés internationaux de capitaux".

"Heureusement, l'économie de la région est en train de se rétablir, et certaines économies importantes, dont la République tchèque et la Pologne, sont parvenues à échapper aux pires effets de la crise", a ajouté M. Rice.

Le FMI a accordé des prêts à partir de l'automne 2008 à neuf pays de la région (Bélarus, Bosnie, Hongrie, Lettonie, Moldavie, Pologne, Roumanie, Serbie et Ukraine).

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