Le patron des services italiens nie toute connivence avec la CIA

Le patron des renseignements militaires italiens (Sismi), le général Nicolo Pollari a été entendu dimanche par une commission parlementaire devant laquelle il a démenti avoir autorisé l'enlèvement par la CIA d'un imam égyptien à Milan en 2003.

(belga) Le général Pollari, qui a été entendu pendant quatre heures, a déclaré qu'il "n'avait jamais autorisé d'actions de ce type, contraires à la loi italienne", selon son témoignage cité par le président de la commission, Claudio Scajola. Le patron du Sismi a cependant été convoqué pour une nouvelle audition devant la même commission le 19 septembre, car plusieurs membres ont jugé que de nombreuses questions restaient sans réponse au sujet de possibles connivences italiennes dans cet enlèvement monté par les services américains. Le 17 février 2003, l'ancien imam d'une mosquée de Milan, Osama Mustafa Hassan, un Egyptien connu également sous le nom d'Abou Omar et soupçonné de terrorisme, est enlevé dans la capitale économique italienne par un commando de la CIA (Agence centrale de renseignement américaine), puis transféré en Egypte où il a été torturé. Plusieurs dirigeants italiens, y compris le chef du gouvernement de l'époque Silvio Berlusconi, ont toujours nié avoir été au courant de l'opération. L'affaire a cependant provoqué un séisme, car l'enquête a révélé que de nombreux dirigeants du Sismi savaient et avaient participé d'une manière ou d'une autre. Le général Pollari a été interrogé au début du mois par un magistrat de Milan (nord), de même que son numéro deux Marco Mancini et le prédécesseur de ce dernier, Gustavo Pignero.

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