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Le PDG de Toyo demande à Nicolas Sarkozy de régler "l'affaire Toyal"

(afp) Le PDG du groupe nippon Toyo Aluminium, Masao Imasu, a demandé vendredi l'intervention directe du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy pour régler le dossier de l'usine japonaise à Accous, dans la Vallée d'Aspe (sud-ouest de la France).

"Nicolas Sarkozy doit faire un effort spécial dans le cadre de ses attributions gouvernementales", a déclaré M. Imasu à l'issue d'un long entretien avec Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques, au QG de son groupe à Osaka (ouest du Japon).

"Les enjeux sont capitaux pour notre entreprise", leader mondial en pâte et poudre d'aluminium, "car elle risque de mourir", a souligné le patron de Toyo, maison mère de l'usine Toyal Europe installée à Accous.

M. Imasu a néanmoins réitéré sa promesse de maintenir les 143 emplois présents sur le site de la Vallée d'Aspe.

Son interlocuteur, le député UDF, avait défrayé la chronique l'an dernier en jeûnant pendant 39 jours pour empêcher une "délocalisation masquée" de Toyal Europe qui souhaitait étendre ses activités à Lacq, propriété du groupe pétrolier Total, situé à 65 km de là, tout en restant à Accous.

M. Lassalle s'est efforcé de rassurer les Japonais.

Il a indiqué à M. Imasu que le ministre de l'Intérieur français allait proposer une réunion "aux environs du 20 février", "probablement à Paris", pour réunir toutes les parties et "caler les dernières incertitudes".

Le PDG de Tokyo s'est dit "certain d'y aller" à condition que M. Sarkozy participe à la réunion et que "certains malentendus soient levés" d'ici là.

A l'issue de la grève de la faim de M. Lassalle, en avril 2006, le groupe japonais avait conclu un protocole d'accord avec M. Sarkozy pour agrandir l'usine de Toyal à Accous.

M. Sarkozy avait alors assuré aux dirigeants japonais que "l'Etat (français), Total et les collectivités locales étaient prêts à compenser financièrement le surcoût éventuel de l'implantation à Accous".

En janvier, l'Etat et les collectivités ont soumis à Toyal Europe une première proposition sur l'aménagement d'une plateforme industrielle à Accous, proposant de prendre en charge 90% du coût total des travaux, estimé à quatre millions d'euros.

Mais cette proposition, qui laisse une participation de 410.000 euros à l'entreprise, est "inacceptable" pour les dirigeants de Toyal.

Toyal Europe a donc présenté à l'Etat français une contre-proposition, en offrant une participation de 58.000 euros, correspondant au prix du terrain à Lacq et souligné d'autres points de désaccord.

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