Le problème majeur du mode de scrutin

Avec un scrutin proportionnel, les Libéraux-démocrates auraient obtenu deux fois plus de sièges qu'avec l'actuel mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour.

(L'Echo) - La grande affaire de la campagne électorale n'a pas précisément passionné les électeurs, mais sera d'actualité dans les prochaines semaines, et la réforme semble inévitable, quel que soit le gouvernement.
C'est Nick Clegg qui a porté le débat, son parti obtenant deux fois moins de sièges avec l'actuel mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour que le lui permettrait un scrutin proportionnel. Il est en mesure de négocier cette réforme dans le cadre d'une coalition avec le Labour.


En raison du déséquilibre démographique des circonscriptions, le Parti conservateur est lui-même de longue date désavantagé car il a besoin de devancer de dix points le Labour pour pouvoir obtenir plus de sièges à la chambre des Communes...
Les deux partis majoritaires sont avantagés depuis l'après-guerre par l'actuel mode de scrutin. La tenue des premiers débats électoraux télévisés, avec Nick Clegg en trublion, a permis aux électeurs de prendre conscience de la nécessité d'un véritable rafraîchissement démocratique.


La "présidentialisation" de la campagne électorale, qui a été vue comme la plus passionnante depuis 1997, ainsi que l'opacité des marchandages d'après-scrutin, sont deux éléments tendant vers une réforme dont les conséquences politiques seront majeures... et dévastatrices pour le Labour, qui pourrait perdre un peu plus qu'une élection en 2010...
Selon Will Hutton, président de la Work Foundation et chroniqueur dans l'hebdomadaire du dimanche The Observer, "le Royaume-Uni a beaucoup à apprendre des systèmes électoraux européens".

J.H.

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