Les ambassadeurs de l'UE indignés par le recours à la violence à Kinshasa

Les ambassadeurs des pays membres de l'Union européenne à Kinshasa ont fermement condamné mardi le "recours prématuré" et "inadapté" à la force par les autorités congolaises, et fait part de leurs inquiétudes pour le processus démocratique, au cours d'un point presse commun.

(afp) Quatorze ambassadeurs ou chefs de mission européens ont exprimé "leur indignation à la suite des graves affrontements armés" qui ont opposé les 22 et 23 mars les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) et la garde rapprochée de l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba, qui refusait de voir ses hommes intégrer l'armée régulière."Ils déplorent la perte de nombreuses vies humaines, parmi lesquelles (de nombreux) civils, ainsi que le recours prématuré à la force, alors même que toutes les voies de la négociation n'étaient pas encore épuisées", dans une déclaration commune lue par Karl-Albrecht Wokalek, ambassadeur d'Allemagne (qui préside actuellement l'UE).Condamnant un usage "inadapté" de la force, ils appellent les autorités à "désormais tout mettre en oeuvre pour assurer l'existence d'un espace démocratique, afin de garantir la libre expression de toutes les opinions politiques".

Le dernier bilan des violences établi lundi par l'ONG Caritas faisait état de 155 morts et 150 blessés graves. "Entre 200 et 500" personnes ont été tuées à Kinshasa lors des combats qui ont opposé les 22 et 23 mars l'armée congolaise à la garde de l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba, a cependant estimé l'ambassadeur d'Allemagne à Kinshasa.

Photo belga

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