Les autorités congolaises délivrent un mandat d'arrêt contre Bemba

Le gouvernement congolais a accusé jeudi soir l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba de n'avoir pas respecté ses engagements de se séparer des militaires commis à sa protection et a annoncé sa détermination d'obtenir leur intégration au sein de l'armée.

(afp) "Le gouvernement de la République (démocratique du Congo) a fait le constat que M. Jean-Pierre Bemba Gombo, au lendemain de la publication des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle, avait pris engagement de ne plus jamais recourir aux armes pour traiter tout problème qui se présenterait. M. Bemba n'a pas respecté cet engagement", a affirmé le ministre de l'Information, Toussaint Tshilombo Send, dans une interview diffusée par la radio onusienne Okapi.

"Le gouvernement de la République réaffirme ici sa détermination de mettre fin une fois pour toute à cette situation", a-t-il ajouté dans cette interview recueillie jeudi soir mais diffusée vendredi matin. "Ainsi le gouvernement rappelle que l'armée est apolitique. Et donc les éléments de la milice qui sont à la charge de M. Bemba peuvent trouver les portes ouvertes dans les casernes pour aller se faire enrôlér, de telle sorte qu'ils soient brassés (intégrés dans la nouvelle armée congolaise)", a ajouté le ministre.

"Le gouvernement dit à la population congolaise dans son ensemble et kinoise en particulier que le calme est revenu. Les petites poches de tension qui sont encore dans le centre-ville sont en train d'être maîtrisées", a poursuivi M. Tshilombo. "Le gouvernement de la République va faire régner la loi, parce nous sommes un Etat de droit. Le président de la République (Joseph Kabila) ensemble avec le Premier ministre (Antoine Gizenga) et tous les membres du gouvernement s'engagent à restaurer la paix, la stabilité pour la reconstruction du pays», a encore dit le ministre de l'Information et de la Presse.

Des tirs d'obus de mortier et d'armes légères ont repris vendredi à Kinshasa, pour la deuxième journée consécutive, opposant les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) et la garde rapprochée de l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba, devenu sénateur et chef de l'opposition parlementaire.

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