Les candidats s'opposent sur l'entrée de la Turquie dans l'UE

Les candidats à la présidence française se sont affrontés mercredi au cours d'un débat télévisé sur l'entrée de la Turquie dans l'UE, Ségolène Royal ne voulant pas "claquer la porte à un grand pays" tandis que Nicolas Sarkozy y voit un danger "pour l'équilibre du monde".

(belga) "Quand on aura fait du Kurdistan un problème européen, on n'aura pas fait avancer les choses", a déclaré M. Sarkozy, le candidat de droite, qui a répété que pour lui, la Turquie n'appartenait pas à l'Europe mais "à l'Asie mineure". "Je suis pour l'Europe politique" dans laquelle la Turquie aura un statut d'Etat associé mais son intégration en tant que membre à part entière de l'UE serait "dangereux pour l'équilibre du monde", a poursuivi M. Sarkozy au cours d'un débat télévisé suivi par des millions de téléspectateurs. Faire entrer la Turquie au sein de l'UE "c'est renforcer l'islamisme", a encore jugé M. Sarkozy. La candidate socialiste lui a répondu qu'il "faut une pause" dans le processus d'élargissement mais que la France était déjà engagée dans "un processus de discussion" qui doit être poursuivi avec Ankara. "Je ne crois pas que ce soit de bonne politique de claquer la porte à ce grand pays", a déclaré Mme Royal qui lui a demandé de ne pas utiliser "ce sujet de façon aussi brutale". M. Sarkozy et Mme Royal s'affrontaient devant les téléspectateurs avant le second tour de la présidentielle de dimanche. M. Sarkozy est donné favori par les sondages, qui le créditent de 52% à 53% des intentions de vote.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect