Les deux camps crient victoire

Les camps du favori de droite Nicolas Sarkozy et de la candidate socialiste Ségolène Royal criaient victoire dans la nuit de mercredi à jeudi à l'issue d'un duel télévisé entre leurs deux champions, point d'orgue de la campagne à quatre jours du second tour.

(afp) Nicolas Sarkozy, en tête dans les sondages, a été salué par les représentants de son parti comme "très clair, très précis" et "calme", alors que Ségolène Royale restait, selon eux, dans "le flou" et "l'imprécision".

Pour Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP (droite, au pouvoir): "Ce débat, c'est Nicolas Sarkozy qui l'a gagné. Parce que tout le monde pensait qu'il allait s'énerver. Parce que toute la campagne du PS a été fondée uniquement sur son caractère, et sur le fait qu'il devait faire peur".

"Nicolas Sarkozy fait preuve d'une fantastique connaissance des dossiers", a commenté Patrick Ollier (UMP), président de l'Assemblée nationale.

Il "a ainsi démontré sa capacité à diriger la France face à une candidate socialiste affichant des bonnes intentions sans être capable d'apporter les clarifications nécessaires à la compréhension de son projet".

A l'inverse, les responsables de gauche ont vu Ségolène Royal "étonnante" de "dynamisme et de modernité", face à un candidat UMP "sur la défensive", "mal à l'aise", "maîtrisant mal ses dossiers".

Pour Jack Lang, conseiller spécial de Mme Royal, la candidate socialiste "a été époustouflante" et avait "une pêche d'enfer".

Son porte-parole, Julien Dray, a jugé que "ceux qui ne connaissaient pas Ségolène Royal ont découvert une présidente, une femme d'autorité, de convictions".

"A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a été sur la défensive. Peut-être qu'il ne s'attendait pas à une telle confrontation et à une telle intensité. Ceux qui ont voté pour elle au premier tour, comme tous ceux qui doutent, se disent: +c'est une sacrée bonne femme+", a-t-il ajouté.

Les commentateurs politiques estimaient généralement que ce débat, suivi par des millions de spectateurs, n'avait pas permis de dégager un clair vainqueur. Les commentateurs sur les plateaux de télévision ont relevé la "pugnacité" voire "l'agressivité" de Mme Royal.

"Cela n'a pas de sens de dire qui a gagné: Si on est sarkozyste, on va considérer que Nicolas Sarkozy est largement vainqueur et vice-versa", a jugé Thierry Vedel, politologue, spécialiste de communication politique.

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