Les Etats-Unis accueillent un G7-Finances à l'ombre de l'affaire Wolfowitz

Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés du monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) se retrouvent à Washington vendredi, comme c'est le cas chaque année en prélude aux réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

(afp) Les Etats-Unis accueillent vendredi un G7-Finances dont les thèmes classiques --taux de changes et hedge funds-- pourraient être bousculés par l'"affaire Wolfowitz".

"Nous allons pourvoir partager nos vues avec nos collègues sur un large éventail de sujets -- les déséquilibres mondiaux, la réforme du FMI, les développements des marchés des capitaux, le niveau de la dette dans les pays pauvres, la lutte contre le terrorisme et le cycle de Doha", a indiqué jeudi le secrétaire adjoint au Trésor, Tim Adams.

Les Etats-Unis accueilleront le G7 alors que leur économie est engagée dans une période de fort ralentissement, liée notamment à la crise de l'immobilier résidentiel. Mais M. Adams s'est montré confiant, rappelant que "la croissance de 3,1% au cours des quatre derniers trimestres'".

Les taux de changes devraient une fois de plus être l'un des sujets les plus discutés. Selon le ministre japonais des Finances, Koji Omi, "les discussions sur les taux de change auront probablement trait au yen, au dollar, à l'euro et au yuan".

Les Américains auront surtout à coeur d'avancer sur leur sujet fétiche, la sous-évaluation du yuan, qui pénalise leurs exportateurs et provoque selon eux un exode massif d'emplois à l'étranger.

Un autre grand thème de la réunion pourrait être la libéralisation du commerce.

L'Allemagne, qui préside cette année le G8 (G7 avec la Russie), veut pour sa part tenter d'obtenir des avancées sur l'encadrement des fonds spéculatifs. Mais l'absence du ministre allemand lui même risque de miner les efforts sur ce point.

Cette année pourtant un thème inattendu a fait irruption sur le devant de la scène, qui risque bien de focaliser toute l'attention.

Le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a dû admettre qu'il avait favorisé l'avancement d'une employée à laquelle il était lié, et s'en est remis aux actionnaires pour décider de son avenir à la tête de l'institution.

Selon la tradition, Ce sont les Etats-Unis qui choisissent le président de la Banque mondiale alors que les européens sélectionnent le directeur-général du FMI.

Photo belga

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