Les Européens disent 'oui' aux biotechnologies, sauf...

Le soutien des Européens envers les biotechnologies a progressé ces dernières années, à l'exception notable des organismes génétiquement modifiés (OGM), lesquels sont de plus en plus perçus comme inutiles, voire dangereux pour l'environnement ou la santé, selon un sondage Eurobaromètre publié lundi par la Commission européenne.

(belga) Conduite l'année dernière auprès de 25.000 Européens (dont un millier en Belgique), cette étude d'opinion révèle un soutien ainsi qu'un intérêt grandissant des Européens envers les biotechnologies dans le secteur de la médecine, ainsi que pour les applications industrielles.

Ceux-ci sont ainsi de plus en plus partisans de la thérapie génique, des recherches sur les cellules souches, et des biocarburants notamment.

Le soutien citoyen envers les nanotechnologies, ces recherches menées à l'échelle de l'atome, ont elles aussi progressé depuis 2002, leurs partisans en Europe étant aujourd'hui 8 fois plus nombreux que leurs détracteurs.

Même si elle est critiquée par 37% des sondés, l'énergie nucléaire a gagné ces dernières années des partisans, lesquels comptent pour 32% des sondés, le reste ne se prononçant pas.

Seuls les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne bénéficient pas de cet élan d'optimisme en Europe pour les technologies, le nombre d'opposants (58%) étant aujourd'hui plus grand que précédemment.

Ces produits sont généralement considérés par les sondés comme inutiles, moralement inacceptables, ou présentant un risque pour la société.

Cette opposition aux OGM varie toutefois de pays à pays. Particulièrement rejetés en Autriche, Grèce, Hongrie ou en Allemagne, ceux-ci sont mieux acceptés à Malte, en Tchéquie, aux Pays-Bas, en Espagne, ainsi qu'en Belgique, selon l'étude.

Même si 69% des Européens (66% des Belges) se disent peu ou pas familiers avec les recherches menées sur les cellules souches, 76% des sondés pensent toutefois que celles-ci permettront de guérir des maladies graves.

Cinquante-trois pour cent des Européens estiment ainsi que les recherches sur les cellules souches issues d'embryons devraient être autorisées.

En Belgique, où ces travaux sont légalisés et conduits dans plusieurs universités du pays, 76% des sondés approuvent ces recherches.

Enfin, 41% des Européens désapprouvent l'usage d'embryons humains à des fins de recherche médicale, contre 41% qui l'approuvent et 18% qui ne se prononcent pas.

Cinquante-quatre pour cent des Européens (et 60% des Belges) estiment à cet égard qu'un embryon fertilisé est directement "humain", contre 32 % (37% des Belges) qui estiment le contraire, et 15% (3%) qui ne se prononcent pas.

(photo belga)

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