Les funérailles du président Kaczynski auront lieu samedi

Le gouvernement polonais prévoit des cérémonies de funérailles nationales. L'identification des 96 victimes de l'accident d'avion prendra au moins trois ou quatre jours.

(AFP) - Les funérailles du président Lech Kaczynski, décédé samedi dans une catastrophe aérienne en Russie et dont le corps a été rapatrié dimanche, auront lieu samedi, selon le site internet du journal Gazeta Wyborcza.

"Le gouvernement prévoit des cérémonies de funérailles nationales samedi", écrit lundi le site du journal.
Le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, a déclaré à la radio TOK FM que "le président russe Dmitri Medvedev désirait participer aux funérailles de son homologue polonais". Il n'a pas exclu la venue du président américain Barack Obama.

Pendant ce temps, les proches des 96 personnes tuées dans l'accident d'avion ont commencé à identifier lundi à Moscou les corps des défunts. Le corps du président Kaczysnki a été rapatrié dès dimanche à Varsovie. Ceux des 95 autres victimes, dont celui de la Première dame, se trouvent toujours à la morgue de Moscou où ils ont été transférés depuis le site de l'accident près de Smolensk.

La Russie, dont les relations avec la Pologne étaient tendues ces dernières années, a décrété une journée de deuil national.
A Moscou, les drapeaux nationaux et municipaux, munis de rubans noirs, ont été mis en berne lundi. Télévisions et radios russes ont pour leur part annulé les émissions de divertissement et la publicité.

Difficile identification

Quelque 120 proches des défunts sont déjà arrivés à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi. Une centaine d'autres sont attendus lundi, a indiqué le vice-maire de la capitale Piotr Birioukov, selon les images diffusées par la télévision russe.
Les premiers groupes de Polonais arrivaient dans la matinée à la morgue numéro 3 de Moscou pour y examiner les dépouilles de leurs proches, a constaté un photographe de l'AFP.

La police a bloqué la circulation dans tout le quartier entourant la morgue et barré l'accès aux journalistes, éloignés à plus de 200 mètres de l'entrée au bâtiment, où des médecins et des psychologues accueillaient les Polonais. L'identification risque de prendre "trois à quatre jours", a estimé M. Birioukov, la plupart des corps étant méconnaissables.

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