Les réactions politiques à travers le monde

La catastrophe aérienne dans laquelle le président Lech Kaczynski et d'autres hauts responsables polonais ont péri en Russie a suscité une vive émotion et une cascade de réactions.

  • Le président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine ont très vite présenté leurs condoléances et promis une "enquête minutieuse" sur ce drame qui a fait 97 morts près de Smolensk.
  • "Jésus, Sainte Marie, c'est une tragédie inimaginable, un malheur inimaginable", s'est écrié l'ex-président polonais Lech Walesa, chef historique du syndicat Solidarité, en apprenant l'accident.
  • Aux Etats-Unis, le président Barack Obama a parlé d'un accident "épouvantable pour la Pologne, les Etats-Unis et le monde". Le président Kaczynski, a-t-il relevé, "a joué un rôle-clé dans le mouvement Solidarité et était très admiré aux Etats-Unis en tant que dirigeant dévoué à la liberté et la dignité de l'homme". Le fait que la délégation polonaise se rendait à Katyn pour commémorer le massacre d'officiers polonais il y a 70 ans "témoigne de la force du peuple polonais", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui, l'Amérique a le coeur lourd."
  • Au Canada, où près d'un million d'habitants sont d'origine polonaise, le Premier ministre Stephen Harper a affirmé: "les Canadiens et les Polonais portent ensemble le deuil de Lech Kaczynski (...) de son épouse Maria, ainsi que des hauts responsables politiques et militaires, disparus dans l'accident".
  • Le pape Benoît XVI a fait part de sa "profonde douleur". "J'implore auprès de Dieu tout-puissant une bénédiction spéciale pour le peuple polonais", a-t-il dit.
  • Au sein de l'Union européenne, la mémoire de Lech Kaczynski, qui était pourtant volontiers eurosceptique et avait bloqué l'accord sur le traité de Lisbonne, a été unanimement saluée. L'Union européenne a prévu une journée de deuil lundi à Bruxelles. Les drapeaux des institutions européennes à Bruxelles seront en berne et toutes les réunions de l'UE seront ce jour-là précédées de deux minutes de silence. Dès samedi, la Commission a mis ses drapeaux en berne à Bruxelles.
  • Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a évoqué un "patriote polonais qui dans le même temps était très engagé pour l'Union européenne". Le président de l'UE Herman Van Rompuy a salué "un grand patriote et chef d'Etat".
  • La chancelière allemande Angela Merkel s'est déclarée "profondément consternée". Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est dit "choqué et affligé" par la mort de Lech Kaczynski, "un des acteurs les plus importants de l'histoire politique moderne de la Pologne", tandis que la reine Elizabeth II a fait part de sa "profonde tristesse".
  • En France, le président Nicolas Sarkozy a exprimé sa "très grande émotion", soulignant que Lech Kaczynski s'était toujours battu pour "la démocratie, la liberté et la lutte contre le totalitarisme".
  • Sa mort représente pour l'Italie "un grave deuil", a déclaré le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.
  • Le président portugais Anibal Cavaco Silva a évoqué la contribution du président polonais à "la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit dans son pays".
  • "Avec lui disparaît un chef d'Etat marquant, qui défendait clairement les intérêts de la Pologne", a dit le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende.
  • Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a parlé de "perte irréparable". Le président tchèque Vaclav Klaus a déploré "un événement horrible" et fait hisser le drapeau polonais au Château de Prague, son siège officiel. Celui de Slovaquie Ivan Gasparovic a évoqué une "nouvelle choquante".
  • C'est "une tragédie" de "dimension historique", a estimé le président roumain Traian Basescu, tandis que le Premier ministre bulgare Boïko Borossov déclarait que son pays partageait "le deuil de la Pologne, pays ami".
  • Les Premier ministres du Danemark, de Norvège et de Suède ont salué les qualités du président Kaczynski, un homme "respecté" selon Copenhague.
  • En Lituanie, où l'on compte une forte minorité polonaise, un deuil national est prévu dimanche. "La Lituanie a perdu un bon ami", a déclaré la présidente Dalia Grybauskaite.
  • A Kiev, de nombreux Ukrainiens ont apporté des fleurs et allumé des bougies devant l'ambassade polonaise. Dirigeants du pays et de l'opposition ont à l'unisson exprimé leur tristesse.
  • Le président géorgien Mikheil Saakachvili a rendu un hommage personnel à M. Kaczynski, le décrivant comme "un homme au grand coeur" qui avait beaucoup soutenu la Géorgie, notamment face à la Russie. "Il a redonné le sens de l'intégrité, le sens de la dignité à la politique polonaise, et à la politique de toute la région".
  • Le secrétaire général de l'Onu, Ban-Ki-moon, s'est dit "choqué", tout comme le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn. Les secrétaires généraux de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, et du conseil de l'Europe, Thorbjoern Jagland, et le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le chef de la diplomatie kazakh Kanat Saudabaiev, ont fait part de leur tristesse.
  • Téhéran a exprimé ses condoléances. Ankara a parlé du président polonais comme d'un "ami" de la Turquie.
  • Les dirigeants israéliens ont également évoqué l'"ami": "Il a grandement contribué à ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les peuples polonais et juifs", a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
  • Des condoléances sont également venues d'Afrique du Sud et du Maroc. En Amérique latine, le gouvernement brésilien a décrété trois jours de deuil officiel. Mexico et Bogota ont également fait part de leur émotion, tout comme Ottawa.
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