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Nucléaire: l'Iran "disposé" à reprendre les négociations

Le négociateur sur le dossier nucléaire iranien, Ali Larijani, a annoncé dimanche que l'Iran avait informé l'AIEA qu'il "était disposé" à reprendre les négociations, pour "régler" le contentieux nucléaire et "ne pas aggraver la situation dans la région".

(belga) "Nous annonçons que la volonté politique de l'Iran a pour but de régler par la négociation" le contentieux nucléaire, car "nous ne voulons pas aggraver la situation dans la région", a dit M. Larijani dont les propos étaient traduits par un interprète.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a promis dimanche à Téhéran, à l'occasion du 28e anniversaire de la révolution islamique, que les Iraniens seraient témoins d'un "progrès" dans le domaine nucléaire d'ici au 9 avril. Il a de nouveau rejeté dimanche le principe d'une suspension des activités d'enrichissement de l'Iran, exigée par les deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, 1696 et 1737.

Ali Larijani a précisé avoir informé par lettre le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei de la disposition de l'Iran à reprendre, sous certaines conditions, les négociations. Il n'a pas précisé lesquelles. "J'ai écrit à M. ElBaradei pour dire que nous étions disposés à élaborer, en l'espace de trois semaines, les modalités en vue de résoudre toutes les questions en suspens" avec lui, a-t-il dit sans préciser quand cette tentative pourrait débuter.

Réaffirmant l'objectif civil du programme iranien, M. Larijani a indiqué que l'Iran était prêt à discuter d'une limitation de l'enrichissement à certains niveaux et de le placer sous un consortium international "pour que d'autres puissent participer à nos activités et augmenter ainsi la confiance". "Nous n'avons nullement à l'esprit de menacer aucun pays autour de nous. Nous ne voulons pas attaquer l'Europe. Il n'y aura aucun préjudice de notre part contre aucun pays", a-t-il assuré.

Réagissant aux critiques sur les déclarations de M. Ahmadinejad mettant en doute l'Holocauste des juifs dans l'Allemagne nazie, M. Larijani, tout en répétant la thèse iranienne que la question est matière à recherche historique, a déclaré: "Nous ne constituons pas une menace pour Israël. Ce que notre président a dit ne constitue pas une menace à ce sujet".

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