Olmert exige un changement sur le terrain avant un cessez-le-feu

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a exigé mardi un changement de la situation sur le terrain au Liban sud avant un cessez-le-feu et assuré que l'offensive en cours avait atténué la menace du Hezbollah.

(afp) "Nous accepterons un cessez-le-feu lorsque nous saurons avec certitude que les conditions qui prévalent sur le terrain seront différentes de celles qui ont provoqué le déclenchement de cette guerre", a déclaré M. Olmert lors d'une allocution dans une académie militaire à Ramat Hasharon, près de Tel-Aviv.

Il a affirmé que le parti chiite libanais ne pourra plus menacer l'Etat hébreu comme cela avait été le cas avant le déclenchement de l'offensive israélienne il y a 21 jours, après l'enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah.

"Aujourd'hui, la menace que faisait planer le Hezbollah n'est plus ce qu'elle était. Il ne pourra plus menacer ce peuple, car ce peuple fait face et sort victorieux", a-t-il dit.

Mais le chef du gouvernement israélien a souligné que le conflit n'était pas encore terminé et nécessitait "patience, acharnement et détermination".

"Chaque jour nouveau qui passe entame les capacités de cet ennemi cruel et permet à nos soldats de réduire leurs capacités de tirer et de nous attaquer à l'avenir", a-t-il ajouté.

"Je crois à un cessez-le-feu, mais dans des conditions totalement différentes de celles qui existaient à la frontière", a-t-il dit, en souhaitant la "présence d'une force qui créera une réelle zone tampon entre (les Israéliens) et (leurs) ennemis".

M. Olmert s'est aussi félicité du "soutien international sans précédent et de l'appui de pays arabes qui, pour la première fois dans une situation de confrontation militaire entre nous et une population arabe, ont pris position contre une organisation arabe".

Il faisait allusion à l'Arabie saoudite, l'Egypte et la Jordanie qui avaient au début de l'offensive mis en doute le bien fondé de l'enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah.

Le Premier ministre israélien a en outre affirmé que l'offensive au Liban avait changé la face du Proche-Orient.

"Si la bataille se finissait aujourd'hui, on pourrait dire que la face du Proche-Orient a totalement changé avec le succès total de l'armée israélienne et du peuple israélien", a-t-il estimé.

"Dès le premier jour, ni le ministre de la Défense, ni moi, ni le gouvernement, ni les responsables militaires n'avions promis au peuple israélien qu'à l'issue de la bataille actuelle il n'y aurait plus de tirs de missiles" du Hezbollah, a souligné M. Olmert.

"Personne n'a pu promettre une telle chose. Il y a des missiles (du Hezbollah) qui ont une portée de 250 km", a-t-il ajouté avant d'affirmer qu'Israël n'avait jamais "eu l'intention" de pénétrer sur une telle distance à l'intérieur du Liban.

"A supposer que nous l'ayons fait, il y a des pays voisins du Liban qui disposent de missiles à plus longue portée encore", a-t-il estimé.

M. Olmert faisait allusion à la Syrie, qui selon les responsables militaires israéliens, est équipée de missiles capables d'atteindre tout le territoire israélien et sont susceptibles d'être équipés de têtes chimiques.

"Mais tout le monde sait désormais que ceux qui tirent des missiles connaissent le prix qu'ils vont payer, de même que le pays à partir duquel ils agissent", a indiqué le Premier ministre.

(foto belga)

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