OMC: les Etats-Unis excluent toute "percée" aux négociations de New Delhi

Les Etats-Unis ont exclu jeudi toute "percée" dans les négociations sur la libéralisation du commerce mondial qui réunissent à New Delhi quatre grands acteurs de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Brésil, l'Inde, les Etats-Unis et l'Union européenne.

(afp) Le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, le ministre indien du Commerce Kamal Nath, la représentante américaine au Commerce Susan Schwab et le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim se trouvent dans la capitale indienne depuis mercredi pour tenter de trouver un compromis agricole auquel est suspendu un nouvel accord à l'OMC.Ces entretiens sont loin d'être les premiers du genre et n'ont jamais réussi à accoucher d'un compromis agricole, un dossier sur lequel achoppent depuis cinq ans les négociations à l'OMC.Mme Schwab a douché les espoirs d'un déblocage, qualifiant ces réunions d'effort pour "faire l'inventaire des stocks", c'est à dire mettre simplement sur la table les positions de chacun.Au cours d'un point de presse, elle a exclu toute "percée" et simplement reconnu que les discussions allaient dans le bon sens.

De plus, elle a appelé les "pays en développement, surtout l'Inde et le Brésil à (endosser) le rôle de leader" dans les négociations.Une conférence de presse à quatre est prévue à New Delhi vers 16H30 GMT.Les pays pauvres et les pays émergents demandent la fin des subventions versées par les pays riches à leurs agriculteurs et un abaissement des droits de douane tandis que ceux du nord réclament des concessions pour leurs services et leurs produits industriels.Gelées en juillet 2006, les négociations du cycle de Doha, engagées en 2001 ont été relancées en janvier avec l'espoir de parvenir à un compromis avant fin juin.Car le 1er juillet, expire le mandat de négociation (Trade Promotion Authority, TPA) donné par le Congrès américain au gouvernement du président George W. Bush.Ces pouvoirs spéciaux permettent à M. Bush de présenter au Congrès une seule loi en vue d'approbation, plutôt que de soumettre aux parlementaires chaque disposition d'un éventuel accord multilatéral.En quête de cet accord, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a rappelé à Genève que "la meilleure contribution que l'OMC (pouvait) apporter (était) de continuer à renforcer le système commercial multilatéral"."Le succès du cycle de Doha pourrait faire beaucoup pour encourager la croissance et atténuer la pauvreté" dans le monde, a-t-il insisté.

Photo Belga

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