Opération anti-ETA : Batasuna dénonce une "attaque frontale" contre la paix

Batasuna dénonce une "attaque frontale" contre la paix Batasuna, le bras politique de l'ETA, a qualifié d'attaque "claire et frontale" contre les "espoirs de paix" l'opération policière franco-espagnole de mardi contre le financement de l'organisation indépendantiste basque armée.

(afp) "C'est une attaque nette et frontale des espoirs de paix de la société basque", a déclaré le porte-parole de Batasuna, Arnaldo Otegi, lors d'une conférence de presse à Saint-Sébastien (Pays basque, Nord). Il a fait ces déclarations peu avant que le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, n'estime au contraire qu'il n'existe "aucun élément empêchant la poursuite du processus" de paix. Douze personnes ont été interpellées mardi à l'aube, cinq en Espagne et sept en France, après deux ans d'enquête d'une équipe franco-espagnole sur le financement de l'ETA. Arnaldo Otegi a interpellé le gouvernement socialiste espagnol de José Luis Rodriguez Zapatero en lui demandant "en quoi (cette opération policière) servait à "surmonter le conflit basque et à aborder le processus de paix" lancé par le "cessez-le-feu permanent" décrété le 22 mars par l'ETA. Il a jugé que cette opération coordonnée par les juges d'instruction espagnol Fernando Grande-Marlaska et française Laurence Le Vert était le fruit d'une "décision politique". Ce coup de filet intervient alors que M. Zapatero doit annoncer ces prochains jours au congrès des députés l'ouverture de discussions avec l'ETA, tenue pour responsable de la mort de plus de 800 personnes depuis 1968.

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