Ouverture de la réunion annuelle de l'Asean

Les ministres des Affaires étrangères de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) ont ouvert, mardi dans la capitale malaisienne Kuala Lumpur, leur 39e réunion annuelle qui sera dominée par la répression en Birmanie et les ambitions nucléaires de la Corée du Nord.

(afp) Les chefs de la diplomatie des dix pays membres devraient, une fois de plus, focaliser leur attention sur le dossier birman et la ligne à adopter à l'égard de cet Etat membre dont l'image désastreuse en matière des droits de l'homme rejaillit sur le bloc asiatique.

Leurs travaux seront suivis, vendredi, par le traditionnel Forum annuel sur la sécurité (ARF), l'instance de l'Asean consacrée à la sécurité.

Cette réunion prendra un relief particulier avec la présence de la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice. Son déplacement, maintenu malgré la crise au Proche-Orient, a fait naître des espoirs quant à la tenue en marge du sommet d'une réunion entre les six nations impliquées - Corée du Nord et du Sud, Chine, Etats-Unis, Japon et Russie - dans les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen, au point mort depuis novembre.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Paek Nam-Sun, est attendu jeudi à Kuala Lumpur où "il pourrait rester pour deux ou trois jours", a indiqué à l'AFP une source diplomatique.

Mais les espoirs de discussions se heurtent toujours à l'intransigeance de Pyongyang, unanimement condamné à l'Onu pour ses essais de missiles du 5 juillet. "Ils (les Nord-Coréens) ont fait part de leur refus ...tant que certaines questions ne sont réglées", a déclaré lundi le ministre malaisien des Affaires étrangères, Syed Hamid Albar, dont le pays assure la présidence tournante de l'Asean.

Le régime communiste impose comme préalable à la reprise des discussions la levée des sanctions financières américaines imposées à des entités et entreprises nord-coréennes accusées de blanchiment d'argent et de contrefaçon de devises.

Les chances de pourparlers se sont encore un peu plus éloignées lundi après les attaques du Nord à l'égard de Mme Rice, qualifiée "d'imbécile politique" par l'agence de presse officielle du Nord, KCNA.

(photo: belga)

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