Pas d'explosion dans l'avion présidentiel polonais mais une barrière linguisitique

Selon les enquêteurs russes, qui ont découvert la troisième boîte noire après le crash de l'avion présidentiel polonais, le drame n'a pas pu être causé par un incendie ou une explosion.

(AFP) - Les enquêteurs russes ont annoncé mardi la découverte d'une troisième boîte sur le site de l'accident de l'avion présidentiel polonais en Russie et exclu que ce drame ait pu être causé par un incendie ou une explosion.

Les autorités russes estiment que les pilotes polonais ont ignoré les instructions des contrôleurs aériens de l'aéroport militaire près de Smolensk (ouest) qui leur avaient recommandé d'atterrir ailleurs en raison du mauvais temps.

Cette version a été confirmée par des contrôleurs de l'aéroport interrogés par la presse russe. Ces derniers ont toutefois reconnu avoir été confrontés à de graves problèmes de communication avec l'équipage de l'avion en raison de la barrière linguistique.

Les enquêteurs russes ont, eux, exclu que la catastrophe ait pu être causée par un incendie ou une explosion, a pour sa part indiqué le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov.

"L'analyse préliminaire" des boîtes noires a "montré qu'il n'y avait pas eu d'explosion ou de feu à bord de l'avion", a-t-il dit.

"L'examen du site prendra encore trois-quatre jours, beaucoup de pièces à conviction et des fragments de corps étant profondément enfoncés dans la terre", a ajouté le chef du comité d'enquête du parquet russe Alexandre Bastrykine.

Des contrôleurs aériens de l'aérodrome ont pour leur part affirmé que les pilotes ne leur avaient pas transmis des données cruciales sur l'altitude de l'appareil, probablement en raison de la barrière linguistique.

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