Pas de sanction financière pour Edith Cresson, jugée pour favoritisme

La Cour européenne de justice a jugé mardi l'ex-Premier ministre français Edith Cresson coupable de favoritisme lorsqu'elle était commissaire européen dans les années 1990, mais l'a dispensée de toute sanction pécuniaire, selon un communiqué de la CEJ.

Dans son arrêt rendu à Luxembourg, la Cour "constate que Mme Cresson a enfreint ses obligations de commissaire" en engageant comme membre de son cabinet l'une de ses connaissances proches, René Berthelot, un chirurgien-dentiste de carrière.

Mais elle juge que "le constat du manquement constitue en soi une sanction appropriée" et qu'il y a lieu de "dispenser Mme Cresson de sanction sous la forme d'une déchéance de son droit à la pension ou d'autres avantages en tenant lieu", poursuit le communiqué.

Ancien Premier ministre de François Mitterrand (1991-1992), âgée aujourd'hui de 72 ans, Edith Cresson est le premier responsable de si haut rang à être condamnée par la justice européenne.

Mme Cresson a été membre de la Commission européenne de janvier 1995 à septembre 1999, chargée de l'Education, de la Recherche et de la Formation.

(photo: belga)

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