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Pékin oblige la Banque mondiale à censurer un rapport sur la pollution (presse)

La Chine a obligé la Banque mondiale (BM) à censurer une partie d'un rapport qui indiquait notamment que 750.000 personnes meurent prématurément dans le géant asiatique, a indiqué mardi le Financial Times.

(afp) Pékin a réussi à obtenir qu'un tiers du rapport, intitulé "Le coût de la pollution en Chine: estimations économiques des préjudices physiques", soit retiré, son contenu pouvant provoquer de l'agitation sociale, selon le quotidien britannique."On a dit à la Banque mondiale qu'elle ne pouvait pas oublier ce genre d'information. C'était trop sensible et pouvait provoquer des émeutes", selon une personne ayant participé à l'étude, citée par le Financial Times.

L'Agence nationale chinoise de protection de l'environnement (SEPA) et le ministère de la Santé ont réclamé en particulier que des chiffres sur les coûts humains de la pollution ne soient pas mis dans le rapport, fruit de travaux de chercheurs chinois, étrangers et de membres de la BM et actuellement en l'état d'avant-projet.

Selon le quotidien, les autorités chinoises ont également réussi à ce qu'il ne soit pas fait état d'une carte détaillée montrant quelles étaient les régions les plus touchées par la mortalité due à la pollution.

Dans un communiqué publié mardi, la BM a confirmé, sans entrer dans les détails, que "certaines estimations sur l'impact physique aussi bien que des calculs sur le coût économique ont été retirés de l'avant-projet en raison de certaines incertitudes sur les méthodes de calcul et leur application"."Conformément à l'approche adoptée par la Banque mondiale à l'égard de ce genre de projet de recherches conjointes, les conclusions de ce rapport sont actuellement en discussions avec le gouvernement", a ajouté le communiqué.

Photo belga

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