Petit coup de barre à droite aux élections législatives en Finlande

Le parti centriste au pouvoir et l'opposition conservatrice, au coude à coude dimanche soir aux élections législatives finlandaises, devraient s'allier pour former une nouvelle majorité gouvernementale et donner un coup de barre à droite au pays.

(afp) Selon les projections de la télévision publique Yle, le parti du Premier ministre Matti Vanhanen arrivait en tête avec une très courte marge, talonné par les conservateurs qui ont connu une poussée beaucoup plus forte que ne le prédisaient les sondages. Le Centre recueillerait 23,1% des suffrages, contre 22,3% aux conservateurs (opposition), en forte progression par rapport à 2003, selon cette projection.

Le parti du centre obtiendrait 51 sièges, contre 50 pour les conservateurs. Le parti social-démocrate, qui apparaît comme le grand perdant de ce scrutin, obtiendrait 21,5% des suffrages et 45 mandats. Depuis 1962, ce parti a toujours ou gagné ou occupé la deuxième place.

Le Centre et les sociaux-démocrates formaient avec le petit parti suédophone la majorité de centre gauche au pouvoir depuis 2003.

Les chefs des trois partis se sont refusés à faire des pronostics. "C'est trop serré pour se prononcer", a déclaré Matti Vanhanen.

Si ces résultats se confirmaient, le centre et la droite devraient s'allier afin de former un gouvernement, car en Finlande il est de tradition que les deux partis arrivés en tête aux législatives s'unissent pour diriger le pays.

Selon un décompte portant sur plus de 97% des bureaux de vote, le centre arrive en tête avec 23,1% des voix dépouillées, suivi par les conservateurs (22,3%) et en troisième position les sociaux-démocrates (21,4%).

Quelque 4,29 millions d'électeurs avaient été convoqués pour renouveler l'Eduskunta, le parlement monocaméral de 200 membres, qui célèbre cette année le centenaire de sa première législature.

La participation a été inférieure à celle des législatives de 2003 pour atteindre 67,8%, et apparemment les électeurs de gauche ne sont pas mobilisés comme auparavant.

Pour Tom Moring, professeur de sciences politiques, la participation est l'une des clés de ce scrutin. "Le vote anticipé semblait indiquer une participation en hausse, mais elle a été moins intense que prévue. Les électeurs sociaux-démocrates sont restés à la maison", a-t-il déclaré à l'AFP.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés