Présidence, crise, arme nucléaire, Carla: Sarkozy dit tout à CBS

Barack Obama et Nicolas sarkozy au sommet sur la sécurité nucléaire

Le président français a indiqué qu'il déciderait "à la fin de l'été" ou "au début de l'automne 2011" s'il se représente ou non à un second mandat, lors de l'élection présidentielle de 2012.

(afp) - Le président français Nicolas Sarkozy a indiqué lundi à Washington qu'il déciderait "à la fin de l'été" ou "au début de l'automne 2011" s'il se représente ou non à un second mandat, lors de l'élection présidentielle de 2012. Interrogé sur ses intentions, lors d'une interview à la chaîne de télévision CBS, M. Sarkozy a affirmé qu'il déciderait de se présenter ou non à la prochaine élection présidentielle "quelque part à la fin de l'été, début de l'automne 2011".

La crise

"Mais pour les gens, ce n'est pas le problème", a-t-il ajouté. Les gens me demandent une chose et une seule: +sortez-nous de la crise dans laquelle nous sommes+. Et c'est ce qui doit motiver chaque minute, chaque instant de mon action. Le reste, c'est du détail pour eux", a-t-il également affirmé.
Les Français "veulent qu'on les sorte de la crise. Qu'il y ait moins de chômage, plus de croissance, plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat (...) Je suis sûr qu'on va y arriver, que l'on est en train de sortir de la crise", a-t-il dit.

"Aux Etats-Unis, cela repart. En Europe aussi, cela repart aussi" mais "c'est difficile" parce que, en raison de "la situation de la Grèce, il y a beaucoup de fébrilité. Et nous les chefs d'Etat et de gouvernement, nous devons amener du calme, du sang-froid, de la sérénité, de la détermination, de la force dans un monde fébrile. C'est ce que j'essaie de faire", a-t-il assuré.

Nicolas Sarkozy a plusieurs fois indiqué au cours des dernières mois qu'il ne prendrait une décision à propos d'une seconde candidature à la présidence française que vers la fin de l'année 2011.


Carla et lui...

A propos des rumeurs sur son couple, Sarkozy a affirmé que "tout ce petit clapotis n'a pas d'importance" pour lui et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, lundi à Washington, lors d'une interview à la chaîne de télévision CBS. "Tout ce petit clapotis n'a pas d'importance pour nous. Cela fait partie de la vie moderne, d'un système. C'est comme ça, il n'y a pas lieu d'en faire de commentaires. De toute manière, on n'y peut rien", a affirmé M. Sarkozy, interrogé sur les rumeurs concernant sa vie privée.

M. Sarkozy a assuré que lui et son épouse avaient "une vie très calme. Nous sommes très proches l'un de l'autre et tout ceci est très exagéré. Je dois dire que j'ai été très fier de la façon dont elle s'est exprimée à la radio, avec beaucoup de dignité, beaucoup de calme", a-t-il ajouté.
"Je suis toujours désolé quand, autour de nous, à côté de nous, en face de nous, ou à cause de nous, les gens s'excitent trop. En tout cas, nous, on traverse cela en se serrant bien les coudes et en essayant de nous protéger de tout ceci. Cela n'a pas d'importance", a-t-il assuré.

"Il y a tant de souffrances des gens, il y a tant de difficultés dans leur vie quotidienne. Je suis toujours étonné que tout ceci prenne une telle place alors que cela n'en a pas", a-t-il également affirmé.

Des rumeurs sur le couple Sarkozy avaient été rendues publiques début mars sur un site internet, relayé par la presse internationale. La presse française n'en n'avait pas fait état, jusqu'à ce que cette affaire fasse l'objet, il y a une dizaine de jours, de déclarations de proches du président Sarkozy évoquant un "complot", voir, une "tentative de Déstabilisation" de la France.

Dans le but de désamorcer ces rumeurs et de mettre fin à une affaire aux proportions "ridicules", l'épouse du président avait accordé une interview à une radio française, affirmant que tout cela cela était "insignifiant" et qu'il n'y avait "aucun complot".

"Je n'abandonnerai pas cette arme nucléaire"

Nicolas Sarkozy a par ailleurs affirmé qu'il ne renoncerait pas à l'arme nucléaire "garante de la sécurité" de la France, alors qu'il participe au sommet sur la sécurité nucléaire organisé à Washington par son homologue américain Barack Obama. "Je n'abandonnerai pas cette arme nucléaire, garante de la sécurité de mon pays, de facon unilatérale dans un monde aussi dangereux qu'il l'est aujourd'hui", a déclaré le président français dans une interview à la chaîne de télévision CBS.

"Je ne pourrais un jour, renoncer à cette arme que dans la mesure où je serais certain que le monde soit stabilisé et en sécurité", a-t-il affirmé, ajoutant que "les Etats-Unis comme la France, nous sommes des démocraties, nous n'utiliserons jamais ces armes pour attaquer qui que ce soit".
Le président Sarkozy a rappelé que la France avait "renoncé aux essais nucléaires", "ratifié le traité d'interdiction des essais nucléaires" et "réduit du tiers le nombre" de ses armes nucléaires, à "300".

"Si j'allais plus loin, je pourrais mettre en cause la sécurité de mon pays", a-t-il plaidé.

"Nous accompagnons toutes les mesures pour lutter contre le terrorisme nucléaire, nous soutenons toutes les mesures de réduction des armes nucléaires et nous conservons pour nous le strict minimum pour assurer la sécurité de notre pays", a-t-il ajouté.

 

 

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