Rice réfute les critiques sur la politique américaine au Moyen-Orient

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a réfuté dimanche les critiques d'anciens collègues sur la politique américaine au Moyen-Orient selon lesquelles l'instabilité et la violence dans la région prouvaient ses lacunes.

(afp) Mme Rice a rejeté l'idée que l'Irak s'enfonçait dans la guerre civile, a continué à défendre la position de Washington qui refuse des entretiens à haut niveau avec la Syrie sur le Liban et a estimé que les crises dans la région étaient l'illustration de l'émergence d'"un nouveau Moyen-Orient".

Sur la chaîne NBC, Mme Rice a qualifié d'analyse "à courte vue" les commentaires dans le Washington Post d'un ancien haut responsable du département d'Etat, Richard Haas, qui dénoncait la politique du président George W. Bush sur le Moyen-Orient.

M. Haas avait ironisé sur le terme "opportunité" utilisé par l'administration Bush concernant la crise au Moyen-Orient.

Mme Rice a également estimé dans un entretien au magazine Time publié dimanche que "l'idée selon laquelle les choses allaient tout simplement bien quand cette administration a envisagé de nouvelles possibilités au Moyen-Orient est une vision à courte vue et sans perspective historique".

"Oui nous traversons une période de turbulences et difficultés mais les grands changements n'arrivent pas sans turbulences et difficultés", a affirmé la secrétaire d'Etat sur ABC.

Mme Rice a aussi dénoncé l'ancien secrétaire d'Etat adjoint Richard Armitage, qui avait critiqué certains de ses propos.

"C'est ironique, Richard Armitage était en fait le dernier responsable de cette administration à être allé à Damas -- il y est allé pour dire ... +il est vraiment temps que la Syrie fasse un choix stratégique+", a-t-elle dit.

"Ils ne l'ont pas fait. Le problème n'est pas de parler avec la Syrie, le problème est que la Syrie n'agit pas quand on lui parle", a-t-elle ajouté.

M. Armitage avait critiqué dans le Financial Times "la peur irrationnelle" de l'administration américaine de discuter, pensant qu'il s'agit d'"un signe de faiblesse".

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