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Rice veut accélérer la paix, Abbas contre les solutions temporaires

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et le président palestinien Mahmoud Abbas se sont séparés dimanche à Ramallah, en Cisjordanie, sans être parvenus à une position commune sur les moyens de débloquer le processus de paix moribond avec Israël.

Tandis que la chef de la diplomatie américaine réaffirmait la nécessité d'"accélérer le processus de paix", le président de l'Autorité palestinienne rejetait les "solutions temporaires", dans une allusion à des propositions israéliennes de créer un Etat palestinien avec des frontières provisoires avant de parvenir à un règlement final.

"Je suis opposé à des solutions temporaires, y compris un Etat avec des frontières temporaires, car je ne pense pas que ce soit un choix réaliste sur lequel on puisse bâtir un règlement", a déclaré M. Abbas au cours d'une conférence de presse conjointe avec Mme Rice, qui entend relancer la Feuille de route, un plan de paix international resté lettre morte depuis 2003.

Alors que les Etats-Unis rejettent les propositions européennes et arabes de conférence internationale de paix pour le Proche-Orient, le président palestinien a appelé à "réactiver le rôle de toutes les parties internationales".

Malgré ces divergences, Mme Rice a assuré que les Etats-Unis étaient "absolument engagés à favoriser un règlement" du conflit. "Les Etats-Unis sont profondément engagés dans les efforts visant à trouver les moyens d'accélérer les progrès de la Feuille de route", a-t-elle insisté.

La secrétaire d'Etat, qui avait rencontré la veille son homologue Tzipi Livni ainsi que les ministres israéliens de la Défense Amir Peretz, et des Affaires stratégiques Avigdor Lieberman, a rappelé la nécessité de donner "un horizon politique" aux Palestiniens.

Elle devait encore rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert lundi.

Elle a assuré avoir "entendu clairement les appels à un engagement américain plus profond dans le processus de paix" et a réaffirmé la nécessité de donner un "horizon politique" aux Palestiniens.

M. Abbas a appelé Israël "à mettre fin à ses activités d'occupation, à relâcher nos prisonniers, et à mettre un terme aux punitions collectives, comme son dernier raid à Ramallah", début janvier.

Il a indiqué que les Palestiniens étaient engagés à préserver un cessez-le-feu dans la bande de Gaza conclu le 26 novembre entre les groupes armés palestiniens et Israël.

"Nous déploierons tous les efforts possibles pour imposer la loi et l'ordre et pour renforcer nos services de sécurité", a-t-il assuré, tandis que l'administration américaine cherche à obtenir l'approbation du Congrès pour 86 millions de dollars d'aide militaire destinée à ses forces de sécurité.

"Soyez sûrs que nous n'utiliserons pas à mauvais escient l'aide que nous recevons, de quelque partie que ce soit", a-t-il assuré alors que le mouvement radical Hamas a protesté contre cette initiative américaine, accusant Washington de pousser les Palestiniens à la guerre civile.

M. Hamas a réaffirmé son intention de convoquer des élections législatives et présidentielle anticipées si les nouveaux pourparlers avec le Hamas pour former un gouvernement d'union nationale échouaient.

Son appel du 16 décembre à des élections anticipées avait déclenché des affrontements meurtriers avec des partisans du Hamas, qui dirige le gouvernement palestinien depuis mars 2006.

Après un crochet dimanche à Amman pour des entretiens avec le roi jordanien Abdallah II et sa rencontre lundi avec M. Olmert, MMe Rice doit se rendre en Egypte, en Arabie saoudite et au Koweït.

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