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Sadr revient sur sa décision de boycotter le gouvernement irakien

Le courant du chef radical chiite Moqtada Sadr a annoncé dimanche qu'il mettait fin à son boycott du gouvernement irakien, décidé le 29 novembre 2006, après avoir reçu des garanties sur la satisfaction de ses demandes.

(afp) "Nous allons participer de nouveau au processus politique", a déclaré à l'AFP un député sadriste, Saleh Hassan Issa al-Ogaïli.

Le président du Parlement Mahmoud al-Machhadani, qui a négocié avec le bloc Sadr, devrait faire une annonce en ce sens dimanche lors d'une conférence de presse.

"Nous avons signé un accord avec le Parlement qui prévoit la discussion d'un calendrier de retrait des troupes américaines" d'Irak, a affirmé le député chiite sans autre précision.

"Nous avons également demandé un calendrier pour la formation des forces irakiennes et que le gouvernement s'abstienne de renouveler le mandat des forces d'occupation sans en référer au Parlement", a dit Saleh al-Ogaïli.

Le courant Sadr, qui détient 32 sièges sur 275 au parlement et cinq ministères sur 37 dans le gouvernement, avait annoncé fin novembre le retrait de son soutien au Premier ministre Nouri al-Maliki, après une rencontre de ce dernier avec le président américain George W. Bush. Les négociations de la coalition au pouvoir à Bagdad pour obtenir son retour au gouvernement butaient jusqu'alors sur la question d'un calendrier de retrait des troupes américaines.

Adversaire résolu de l'occupation américaine en Irak, Moqtada Sadr dirige également l'"Armée du Mahdi", l'une des plus importantes milices irakiennes, régulièrement accusée d'exactions contre la communauté sunnite et d'attaques contre les forces de la coalition.

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