Sanofi-Aventis, un groupe construit à coups de fusions géantes

Avec 28,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, il se classe au quatrième rang du secteur, derrière l'américain Pfizer, le britannique GlaxoSmithKline et le suisse Novartis.

(AFP) Le français Sanofi-Aventis, un des géants de la pharmacie mondiale, s'est construit à coups de méga-fusions-acquisitions.

Avec 28,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, il se classe au quatrième rang du secteur, derrière l'américain Pfizer, le britannique GlaxoSmithKline et le suisse Novartis. Ce dernier l'a dépassé pour la première fois en 2006.

Sanofi-Aventis réalise aujourd'hui 25,8 milliards d'euros de ventes dans la pharmacie et 2,6 milliards dans les vaccins.

Employeur de près de 100.000 personnes dans plus de 100 pays, outre les vaccins, il est présent dans sept domaines thérapeutiques: le cardiovasculaire, la thrombose, l'oncologie, les maladies métaboliques, le système nerveux central et la médecine interne.

Pour en arriver là, le groupe a mené une politique d'acquisitions tous azimuts, parmi lesquelles deux opérations qui auront marqué son histoire. En 1999 d'abord, lorsque Sanofi, filiale du pétrolier Elf Aquitaine, fusionne avec Synthélabo, filiale de L'Oréal, pour donner naissance à Sanofi-Synthélabo.

Parallèlement, l'allemand Hoechst et le français Rhône-Poulenc, deux sociétés nées à la fin du 19ème siècle, s'allient pour donner naissance à un groupe pesant 115 milliards de francs (17,5 milliards d'euros) de chiffre d'affaires: Aventis, une société de droit français.

En janvier 2004, Sanofi-Synthélabo se lance dans une opération osée en faisant une offre sur Aventis, qui pèse plus de deux fois plus lourd (18 milliards de ventes). Ce dernier juge immédiatement l'offre hostile.

Après de multiplies rebondissements, sur fond de patriotisme économique, Sanofi-Synthélabo acceptera de relever son offre de 16%, à 55 milliards d'euros. Elle sera acceptée par Aventis.

Bien installé parmi les leaders du secteur, Sanofi-Aventis pourrait cependant ne pas en rester là, estiment nombre d'analystes. Les dernières rumeurs veulent que le groupe français étudie la possibilité de lancer une OPA sur son partenaire américain Bristol-Myers Squibb.

Une intention prêtée en particulier à Jean-François Dehecq, emblématique PDG du groupe. A sa tête pendant trente ans, il en a laissé les rênes le 1er janvier 2007 à Gérard Le Fur, jusqu'alors patron de la recherche. M. Dehecq reste président.

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