Sarko face à Ségo: la campagne du second tour a débuté -Update 4

Selon les dernières estimations de la Sofres à 21h30, Nicolas Sarkozy a recueilli 30,5% des voix devant Ségolène Royal (25,7%). Le centriste François Bayrou décroche la troisième place avec 18,5% loin devant Jean-Marie Le Pen qui affiche 11%. Olivier Besancenot occupe la cinquième position avec 4,3% des suffrages.

(afp) Nicolas Sarkozy et les ténors du PS ont entamé dès dimanche 20H00, après la publication des estimations donnant les candidats UMP et PS vainqueurs du premier tour, la campagne pour le second tour, François Hollande (PS) appelant à "un rassemblement très large" autour de Ségolène Royal tandis que Nicolas Sarkozy veut rassembler "autour d'un nouveau rêve français". Selon les dernières estimations Sofres (21h30), Nicolas Sarkozy atteint 30,5% des suffrages et Ségolène Royal 25,7%.

Arrivé 3ème avec 18,5% François Bayrou (UDF) veut attendre avant de donner une consigne de vote, qui devrait être déterminante, pour le second tour. Il veut d'abord "écouter" ce que disent les deux candidats qualifiés, selon Hervé Morin, chef de file des députés UDF.

Placé en quatrième position avec 11%, Jean-Marie Le Pen (FN) a reconnu avoir fait "une erreur d'appréciation" et annoncé qu'il donnera le 1er mai ses consignes de vote. Quant à Philippe de Villiers (2,4%), il a refusé d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy.

Marie-George Buffet (PCF) et Arlette Laguiller (LO) ont appelé à voter pour la candidate socialiste. Mme Voynet, qui votera "Ségolène Royal", s'est dite "victime du vote utile".

- Nicolas Sarkozy (UMP): "Je ne souhaite qu'une chose: rassembler le peuple français autour d'un nouveau rêve français".

- François Hollande (PS): "Ségolène Royal a rassemblé beaucoup plus largement que le Parti socialiste (...) Ce qu'il faut faire, c'est un rassemblement très large autour du pacte de Ségolène Royal et faire en sorte que ceux qui n'ont pas voté pour le candidat de la majorité sortante se retrouvent, sur le changement et les propositions de Ségolène Royal".

- Hervé Morin (UDF): François Bayrou va "écouter" ce que disent les candidats qualifiés pour le second tour avant de se prononcer pour une éventuelle consigne de vote.

- Jean-Marie Le Pen (FN): "Le 1er mai, je parlerai sur la place de l'Opéra (à Paris), je donnerai à ce moment là la consigne que j'estimerai être la bonne".

- Dominique de Villepin se réjouit de "l'excellent score du candidat de notre famille politique. Toute notre famille politique sera à ses côtés au cours des quinze prochains jours pour lui apporter son soutien".

- François Fillon (UMP): "Le second tour doit permettre, ce qui n'a pas été possible après le 21 avril 2002, de choisir entre deux projets de société, entre deux conceptions de l'identité nationale, entre deux manières de faire de la politique".

- Dominique Strauss-Kahn (PS): "La victoire est possible" si la campagne de Ségolène Royal s'attache à construire "la maison du renouveau".

- Jean-Pierre Raffarin (UMP): "Nicolas Sarkozy a réussi à faire revenir au sein de la République des électeurs écartés. 0n n'attendait pas un écart aussi important" entre les deux candidats arrivés en tête.

- Jean-François Copé (UMP): "Ce que je retiens, c'est que le Front national s'est effondré".

- Michèle Alliot-Marie (UMP): Ces résultats prouvent que "Nicolas Sarkozy a lancé les thèmes de campagne qui intéressaient les Français"

- Jean-Louis Bianco (PS), s'est félicité de la "fin du cauchemar" après la qualification de la candidate PS qui a "effacé" la "triste date" du 21 avril 2002.

- Jack Lang (PS): "Le succès de Ségolène Royal est le succès du Parti Socialiste, mais c'est aussi "un succès personnel".

- Philippe de Villiers (MPF): "Je ne suis pas propriétaire de mes voix, les Français sont libres et je m'en tiendrai à cette déclaration. Je veux respecter ceux qui ont choisi de me soutenir et les idées que je représente, qui seront portées par 577 candidats aux législatives".

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