Sarkozy va débattre "fermement", Royal attend une "confrontation"

Interrogé sur ce face-à-face télévisé très attendu du 2 mai, Nicolas Sarkozy a déclaré à la chaîne Canal + qu'il s'y rendrait "pour débattre, avec respect et également fermement".

(afp) Le candidat de droite à la présidentielle française Nicolas Sarkozy a affirmé dimanche qu'il allait débattre le 2 mai avec Ségolène Royal "avec respect" et "fermement", la socialiste prévoyant une "confrontation" et appelant le candidat à ne pas se "poser en victime".

Interrogé sur ce face-à-face télévisé très attendu entre les deux finalistes du 6 mai, le favori Nicolas Sarkozy a déclaré à la chaîne Canal + qu'il s'y rendrait "pour débattre avec elle, avec respect et également fermement".

Le candidat du parti UMP a jugé "assez machiste" "l'idée" selon laquelle "on ne débat pas avec une femme comme avec un homme".

Est-ce que "la conclusion" à l'égalité des sexes, "c'est que lorsqu'on parle à une femme, il faut parler plus doucement, avoir des arguments moins forts", a-t-il poursuivi.

"Pour moi, les femmes sont aussi intelligentes, travailleuses. Mme Royal, il ne faut pas la réduire à sa féminité, qui est grande, elle est une responsable politique. La question des Français n'est pas d'avoir un homme ou une femme, mais d'avoir quelqu'un qui fasse le poids, qui ait l'expérience pour assumer ses responsabilités, qui ait un projet clair pour résoudre les problèmes des Français", a dit M. Sarkozy.

Invitée peu après de la même chaîne, Mme Royal a elle dit s'attendre à "une confrontation beaucoup plus nette" avec Nicolas Sarkozy que lors de son débat samedi avec le centriste François Bayrou, arrivé 3e du premier tour, et dont elle tente d'obtenir les voix de ses électeurs, "sans que quiconque puisse se poser en victime".

"Je crois qu'il faut accepter le débat démocratique. Il faut accepter de rendre des comptes sur son action politique sans crier tout de suite à l'agression, à la victimisation", a-t-elle lancé, visant son adversaire qui a affirmé être victime de "diffamation" et "d'injures".

"Je ne me sens pas du tout dans une posture de victime malgré les coups que j'ai reçus", a ajouté Mme Royal.

Photo Belga

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