Seizième jour des combats au Liban, échec de la conférence de Rome

Israël a maintenu jeudi la pression sur le Liban au lendemain des plus violents combats contre le Hezbollah au Liban sud, qui ont fait neuf tués parmi ses soldats, alors que la mort de quatre observateurs de l'ONU dans un raid israélien a provoqué une série de condamnations internationales.

(afp) Le conflit est entré dans sa seizième journée et aucune perspective de trêve n'était en vue. Une conférence a réuni, mercredi à Rome, 15 nations et trois organisations internationales sans parvenir à demander un cessez-le-feu immédiat, les Etats-Unis résistant aux pressions de la plupart de leurs partenaires. Les participants ont proposé l'envoi d'"une force internationale sous le mandat de l'ONU" et exprimé leur "détermination à travailler immédiatement pour parvenir de toute urgence à un cessez-le-feu". La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a nié que Washington se soit retrouvé isolé pour rejeter la proposition d'un cessez-le-feu immédiat entre Israël et les milices chiites libanaises du Hezbollah, lors de cette conférence.

"Oui, de nombreux pays ont appelé à un cessez-le-feu immédiat. Mais il y en a eu plusieurs qui ne l'ont pas fait", a-t-elle dit à des journalistes présents à bord de l'avion qui la conduisait en Malaisie pour une conférence des dirigeants du sud-est asiatique. A Rome, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a lancé un appel désespéré pour une cessation des hostilités affirmant que son pays avait été "mis en pièces" par l'offensive israélienne, déclenchée après la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens. "Est-ce qu'une vie humaine vaut moins au Liban qu'ailleurs ? Sommes-nous les enfants d'un moindre Dieu ? Une larme israélienne vaut-elle davantage qu'une goutte de sang libanais ?", a lancé M. Siniora. La Maison Blanche s'est montrée satisfaite des résultats de la réunion de Rome et a réfuté que l'appel à un cessez-le-feu urgent et non pas immédiat constitue un échec.

Après la mort de quatre observateurs de l'ONU dans un raid israélien, le Conseil de sécurité n'a pu se mettre d'accord mercredi sur une déclaration condamnant l'attaque par Israël. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'aviation israélienne a repris ses raids visant cette fois-ci un centre de communication-radio, à proximité d'un poste de l'armée libanaise, dans la région d'Amchit (40 km au nord de Beyrouth), qui n'a pas fait de victime, selon une source militaire libanaise. Au total, 406 personnes, dont 340 civils, ont péri au Liban depuis le début de l'offensive israélienne aérienne, maritime et terrestre.

(photo: belga)

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés