Strauss-Kahn: "Il reste encore beaucoup à faire"

Le directeur général du FMI craint que les leçons de la crise financière ne soient trop vite oubliées. Il prévoit malgré tout une croissance mondiale supérieure à 3% en 2010.

(afp et reuters) - Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, a estimé mercredi à Hong Kong que les responsables mondiaux devaient poursuivre la réforme du secteur financier afin d'éviter une répétition de la dernière crise financière.

"Nous avons besoin de réformes et d'une volonté politique", a-t-il déclaré lors d'un forum sur la finance. "Il reste encore beaucoup à faire...Mon inquiétude est que dans six ou douze mois, tout le monde ait repris son activité comme avant et qu'on ait oublié les leçons de la crise financière", a mis en garde M. Strauss-Kahn.

L'ancien ministre français a de nouveau écarté les risques d'une nouvelle récession mondiale mais a souligné que le rythme de la reprise était faible et inégal, avec la région Asie se reprenant plus vite que le reste de la planète. Il estime néanmoins que le taux de croissance devrait dépasser les 3% initialement prévus en 2010.

Selon ses prévisions, la croissance en Asie, hors Japon, devrait dépasser 7% cette année.  "Cela signifie que de nombreuses économies émergentes seront capables de sortir des mesures de soutien plus tôt que les économies développées, le resserrement monétaire précédant en général un resserrement fiscal", a-t-il dit.

Dans les pays les plus développés par copntre, la croissance devrait rester molle et dépendante des aides publiques.

Par ailleurs, le patron du FMI a de nouveau appelé la Chine à réévaluer sa monnaie, le yuan, alors que Pékin est accusée de maintenir sa monnaie à un niveau bas afin de soutenir ses exportations.

Il a également écarté le risque de bulle des actifs en Chine et dans la région, une crainte grandissante alors que les prix de l'immobilier continuent de grimper.Mais les pays asiatiques doivent renforcer le contrôle des capitaux afin de répondre à l'afflux massif de capitaux étrangers dans leurs économies.

Les pays de la région doivent également soutenir leur demande intérieure, afin d'être moins dépendant de leurs exportations, a-t-il souligné.

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