Symposium de St.Gallen: retour aux sources

Pour la 40e édition de ce mini-Davos pour étudiants, le symposium de l’Université de St.Gallen (Suisse) revient aux fondements de l’économie libérale.

(L'Echo) - Dans ce monde d’après-crise, l’entrepreneuriat et les entrepreneurs constituent le facteur crucial pour assurer la relance. Ce thème constitue l'affiche du 40ème «St.Gallen Symposium» qui se tiendra les 6 et 7 mai prochains sur le campus de l'Université de St.Gallen, près de Zürich en Suisse. De quoi s'agit-il ?

Depuis 40 ans donc, des étudiants de l'Université de St.Gallen s'affairent à mettre sur pied chaque année une sorte de mini-Davos dont l'objectif est double : dresser un état du monde et permettre à des étudiants de dernière année d'établir des contacts avec des décideurs économiques et politiques. «C’est l’endroit par excellence où les décideurs d’aujourd’hui rencontrent les décideurs de demain», souligne Richard Allemann, étudiant à St.Gallen et une des chevilles ouvrières du symposium. Certains managers n'hésitent d'ailleurs pas à se rendre à St.Gallen pour y dénicher quelque perle rare pour leur entreprise. Car le nombre d'étudiants qui participent à l'événement est limité à 200, triés strictement sur le volet, pour environ 600 invités.

Avec le thème «Entrepreneurs – Agents of change», l'édition 2010 entend revenir aux fondements de l'économie libérale et du capitalisme. «De tout temps, les entrepreneurs ont été parmi les acteurs les plus dynamiques dans la société. Or dans une époque marquée par l’incertitude et l’angoisse, l’élan novateur que nous apportent les entrepreneurs peut être d’un concours précieux», explique Richard Allemann. Notamment, souligne-t-il, pour corriger les distorsions économiques et sociales qui ont marqué ces dernières années. De nouveaux secteurs d’activité devraient ainsi être explorés et de nouveaux business-modèles voir le jour. Le «green business», qui semble promis à un bel avenir, figurera certainement en bonne place dans les débats du symposium.

Rien que du beau monde

Des groupes de travail thématiques seront mis sur pied et apporteront chacun des éléments aux conclusions générales qui seront délivrées lors de la séance de clôture qui sera présidée par le président du conseil d’administration de la Deutsche Bank Josef Ackermann.

Le symposium de St.Gallen a de tout temps bénéficié d'une affiche impressionnante, composée de personnalités politiques, d'académiciens et de responsables économiques. Cette année, on notera la présence de la ministre française de l'Economie Christine Lagarde, Anthony Giddens (professeur à la London School of Economics et gourou de Tony Blair), Robert Peugeot ou encore Peter R. Voser (Royal Dutch Shell). Rien que du beau monde donc. «A la différence de Davos, nous offrons une atmosphère conviviale, voire familiale, puisque certains participants reviennent chaque année», indique Richard Allemann.

Pour participer au symposium, que ce soit en tant qu'invité ou orateur, il suffit de se rendre sur le site www.stgallen-symposium.org ou de contacter directement les organisateurs (symposium@stgallen-symposium.org).

Jean-Paul Bombaerts

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