Trichet exclut tout risque d'inflation lié aux achats d'obligations

Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a tenté vendredi d'apaiser les craintes d'une résurgence de l'inflation liée au programme d'achat d'obligations d'Etat entamé par l'institution.

(AFP) "Nous allons récupérer les liquidités supplémentaires que nous injectons dans le système par le biais d'achats d'obligations", a déclaré le Français dans un entretien au journal économique Handelsblatt.
"Il n'y aura pas d'assouplissement quantitatif", a-t-il insisté. En clair, la BCE ne va pas faire marcher la planche à billets pour financer ses achats.
"Le conseil de la BCE ne tolérera pas d'inflation".
Depuis lundi, le chef de la BCE s'est exprimé pour tenter de justifier la décision du conseil, qui vise avant tout à faciliter un retour à la normale sur les marchés, et permettre ainsi aux pays fortement endettés, comme le Portugal ou l'Espagne voire à terme la Grèce, de pouvoir s'y financer à des conditions supportables.
Le besoin d'explication est particulièrement fort en Allemagne, où la peur de l'inflation est ancrée dans la mémoire collective depuis la crise des années 1920.
Le président de la Bundesbank, Axel Weber, également membre du conseil et candidat officieux à la succession de Trichet à l'automne 2011, n'a d'ailleurs pas ménagé ses critiques vis-à-vis de cette mesure.
M. Trichet a souligné le rôle particulier que devra jouer l'Allemagne dans le règlement de la crise budgétaire en zone euro, provoquée par la débâcle des finances publiques en Grèce, et qui a conduit à la mise en place d'un programme de soutien historique de 750 milliards d'euros.
Bruxelles travaille à un renforcement du pacte de stabilité, censé limiter les déficits publics, et à une meilleure surveillance réciproque entre pays de l'euro.
"L'Allemagne est la plus grande économie de la zone euro et un pays doté d'une tradition de finances publiques saines", a-t-il dit.
"Je compte sur le rôle actif de tous les pays, y compris l'Allemagne, pour mettre en place cette fonction de surveillance", a souligné le Français.

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