Trichet reconnaît que la crise est "systémique"

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a estimé vendredi que la zone euro faisait face à une "crise systémique", ce qui justifierait donc des mesures plus fermes pour défendre leur monnaie, selon une source diplomatique. L'idée a été reprise par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

(AFP) - Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a estimé vendredi que la zone euro faisait face à une "crise systémique", ce qui justifierait donc des mesures plus fermes pour défendre leur monnaie, selon une source diplomatique.

Lors d'une réunion à Bruxelles des dirigeants de la zone euro, "Trichet a exposé son analyse de la situation et a dit qu'il s'agit d'une crise systémique", qui touche l'ensemble du système financier et est donc particulièrement grave, a rapporté cette source.

L'idée a été reprise par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a-t-elle ajouté.

Les chefs d'Etats et de gouvernement de la zone euro, qui devaient initialement surtout entériner définitivement le plan d'aide à la Grèce, se retrouvent au pied du mur, avec des risques de contagion qui menacent la stabilité de l'ensemble de la zone euro.

Dans ce contexte, plusieurs des participants à la réunion, dont le président français Nicolas Sarkozy et celui de la Commission européenne José Manuel Barroso, ont jugé "trop faible" un projet de déclaration à l'étude vendredi soir, où les pays de la zone euro promettent notamment de durcir leur discipline budgétaire.

Ce projet de déclaration "ne contient pas un signal d'action suffisamment fort", a expliqué la source diplomatique.

"La discussion tourne autour de la BCE", a-t-elle encore indiqué.

D'après d'autres sources diplomatiques, les discussions portent notamment sur la mise en place d'un mécanisme pour défendre la devise européenne et les pays de la zone euro.

Cela pourrait prendre la forme d'un "fonds" de soutien pour les pays menacés, auquel pourraient contribuer la Commission européenne, jusqu'à 70 milliards d'euros, et la Banque centrale européenne, selon ces sources.

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